ARCHIVES ACTUALITES : 3-12 SEPTEMBRE 2002
Publié le 12 Septembre 2002. (extrait du journal Tribune 12/09/02)
"ENQUÊTE SUR L'EMPLOI DU TEMPS". UN OUTIL POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
Première à Madagascar, l’enquête "Emploi
du temps 2001" vient d’être présentée
au public, hier matin au Hilton Madagascar. Elle consiste à relever
de manière détaillée l’ensemble des activités
économiques et non économiques effectuées au cours
d’une journée et le temps auquel un individu consacre pour
une journée.
Razafindravonona Jean, directeur des statistiques des ménages
(Dsm) nous a expliqué, au cours d’un entretien, en quoi
les résultats de l’enquête sont ils importants pour
notre pays. "D’une manière générale,
ces résultats de l’enquête permettent de quantifier
les activités économiques et les activités non
économiques exercées notamment par les femmes et les enfants.
Pour être plus précis, cette enquête qui a été
menée dans les régions rurales et urbaines, sert pour
mesurer l’activité économique féminine, l’activité
domestique, la contribution des enfants dans la formation du produit
intérieur brut (Pib) du pays. Nombreux ont tendance à
ne pas considérer les activités non marchandes, c’est-à-dire,
celles qui sont susceptibles de ne pas rapporter de l’argent frais,
comme de la production. "Alors qu’elles le sont effectivement",
a rapporté le Directeur de la statistique des ménages.
"Elles ont un impact considérable dans le calcul de notre
Pib". L’enquête "Emploi du temps 2001" permet
aussi de quantifier le volume de travail et de production attribuée
à certaines catégories de personnes exclues souvent dans
la sphère de la production. Citons parmi celles-ci, le travail
des enfants scolarisés ou non, des femmes au foyer, des chômeurs.
Grâce au décompte du nombre d’heures effectuées
que cette quantification de toutes ces activités est possible.
Mais ce qui parait très important aussi dans cette enquête
est qu’elle permet de mieux connaître la réalité
et les contraintes de la vie quotidienne des hommes et des femmes dans
ses divers aspects comme le travail, les loisirs, les activités
sociales, les déplacements,
"C’est un outil indispensable dans la mise en œuvre
d’un programme de développement dans une région
bien déterminée", a souligné Razafindravonona
Jean. De son contenu, il est destiné aux dirigeants du pays,
aux chercheurs, aux étudiants, sans oublier les promoteurs de
projet.
L’enquête "Emploi du temps 2001" a été
réalisée par l’Institut national de la statistique
(Instat) et le Programme des Nations-Unies pour le développement
(Pnud) en octobre-novembre 2001. Mais elle n’a pas pu être
publiée à temps en raison de la crise économique
qui sévit le pays. Elle était menée dans les milieux
ruraux et urbains de chaque province sur un échantillon de 7.743
individus, âgés de 6 à 65 ans et considérés
comme représentatif de la population malgache.
Publié le 10 Septembre 2002. (extrait du journal Tribune 10/09/02)
RENCONTRE DU SECTEUR PRIVÉ AVEC LE CHEF DE L' ETAT. SÉCURITÉ, QUESTION PRINCIPALE
Les dirigeants ont choisi le libéralisme. Et ils reconnaissent
que les activités productives doivent essentiellement relever
de la responsabilité du secteur privé. L'Etat doit jouer
tout simplement un rôle facilitateur en mettant en place un environnement
qui permet aux entreprises de s'épanouir. La définition
des conditions de cet environnement ne peut toutefois se faire que de
manière progressive et elle découle de la multiplication
des rencontres entre responsables gouvernementaux et représentants
du secteur privé. Le déjeuner d'hier qui s'est déroulé
au Palais d'Ambohitsorohitra rentre dans ce cadre. Le secteur privé
avait besoin d'être rassuré dans ce contexte de sortie
de crise. Et il a trouvé un interlocuteur attentif à ses
problèmes. Rien d'étonnant puisque Marc Ravalomanana lui-même
est issu du secteur privé. Les opérateurs ont ainsi retrouvé
l'un des siens. Se comprendre était plus aisé. Tout le
monde adhère au principe du "développement rapide".
Mais encore faut-il que les conditions pour ce développement
soient réalisées. Entre autres, du côté du
secteur privé, on demande à l'Etat d'agir pour assurer
la sécurité tant dans son sens le plus connu, sécurité
des personnes et des biens, mais aussi dans le sens qui est cher aux
opérateurs, sécurité des investissements et sécurité
juridique.
Les moyens d'accélérer la mise en place des différents
crédits destinés à la relance des entreprises ont
été également discutés. Signalons d'ailleurs
que le ministre du développement du secteur privé, Davida
Rajaon, a participé à la rencontre. Tous les groupements
étaient représentés à Ambohitsorohitra hier.
Publié le 3 Septembre 2002.
Note : selon le principe d'indépendance du site, nous avons décidé de publier ce texte que nous avons reçu hier. Nous le publions "tel quel".
Le pasteur Daniel Rajakoba déclare : Ma position est claire !
Pour l'intérêt de Madagascar que nous aimons tous et que
chacun veut servir à sa manière, selon son éthique,
-Pour le respect de la dignité humaine et de celle de chacun
des citoyens,
-Pour la sauvegarde de l'unité nationale, condition de notre
paix et de tout développement durable,
Je me permets de rappeler, de souligner et de compléter tout ce qui concerne mon engagement politique :
Depuis ma conversion personnelle au sein du christianisme en juillet
1971, j'ai pris la ferme résolution de vivre et d'agir en perspective
du dénouement de l'Histoire : le jugement juste de Dieu. Aussi,
ai-je décidé de " Vivre et de Remplir mon ministère
(ou service) DEVANT DIEU ET DEVANT JESUS-CHRIST QUI DOIT JUGER LES VIVANTS
ET LES MORTS" (2 Tim.4:1-5).
Etre jugé par les hommes ou par l'histoire est une chose, mais
être jugé par Dieu qui ne fait point de favoritisme (Act.10:34)
en est une autre. Et l'Apôtre Paul de dire : "Ne vous y trompez
pas ON NE SE MOQUE PAS DE DIEU. Ce qu'un homme aura semé, il
le moissonnera aussi." (Gal.6:7). Que les hommes croient ou se
proclament athées, leur incrédulité n'annulera
en aucune manière la fidélité de Dieu." (Rom.3:
3,4).
Compte tenu de cette base éthique, je retrace ici quelques points de mon itinéraire politique:
1. Appelé par le Général G.Ramanantsoa (juin 1972 à janvier 1975), par le Colonel R. Ratsimandrava (Février 1975) et par le Directoire Militaire (février à juin 1975) à occuper le poste de Ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales, j'ai exercé cette fonction dans la crainte du Seigneur. Chrétiens et non-chrétiens ont pu remarquer "qu'en paroles et en actes", j'ai cherché à honorer mon Sauveur.
2. Par ma conviction chrétienne, il m'a été impossible d'attendre quelque chose de bon d'une idéologie fondée sur l'athéisme et le mépris de la liberté individuelle, si attirante soit-elle. C'est la raison pour laquelle j'ai fait des conférences, surtout auprès des étudiants, sur les dangers du marxisme. Le "Livre Rouge" du Président Ratsiraka a été pour moi une pure utopie. [Je saisis cette occasion pour dire que Monsieur Alain Rajaonarivony dans son intervention sur le site www.tiako-i-madagasikara.org du 26 Août 2002 intitulé "Une nouvelle génération", n'a rien compris sur ma position dans les trois régimes sus indiqués].
3. Je me suis personnellement porté candidat à l'élection présidentielle du 16 décembre 2001 parce qu'en tant que citoyen, j'ai un devoir à remplir pour le redressement de mon pays; ensuite, j'ai constaté que la cause fondamentale de la misère malgache se trouve "dans les dirigeants qui se considèrent comme des dieux n'ayant de comptes à rendre à personne". Enfin, dans mes interventions, écrites ou orales, j'ai toujours précisé qu'il ne s'agit pas pour moi de "christianiser" Madagascar dont la République est laïque, mais que j'ai besoin de la force des vertus chrétiennes pour respecter l'égalité de tous les citoyens tant dans leurs devoirs que dans leurs droits.
4. Dès le lendemain du 16 décembre 2001, je me suis rangé comme simple citoyen libre. Cependant, devant la situation de Madagascar qui se dégrade chaque jour à cause de deux hommes se déclarant chacun amoureux de leur pays, j'ai joué le rôle d'intermédiaire avec les trois autres candidats auprès des deux protagonistes.
5. J'ai trouvé juste et urgente la création du CRN pour le respect de la vie humaine (trop de morts non déclarés dans la province d'Antsiranana) et pour l'intérêt de celui qui aura à diriger le pays (j'ai souligné ces deux raisons au Président Ravalomanana quand il m'a reçu le 15 juin avec le Président Zafy Albert à Ambohitsirohitra; nous sommes venus lui expliquer ainsi l'objet de la réunion du 16 juin à l'hôtel Panorama. Il n'a été question d'une quelconque "troisième voie" en aucune manière).
6. Une fois que Monsieur Marc Ravalomanana est établi seul Président de la République de Madagascar, en tant que citoyen et chrétien, je le respecte et je prie pour la réussite de son mandat. Je ne m'oppose pas à lui ni à son gouvernement. Loin de moi l'idée de constituer un parti d'opposition à un régime établi. C'est la position que j'ai toujours adoptée vis à vis de tous les régimes. Cependant, je n'abandonne pas mon engagement à servir et à défendre mon pays selon la démocratie et la base de l'éthique chrétienne ici explicitée. Toute structure permettant de mieux concrétiser cette décision sera incessamment mise en place.
le 31 Août 2002
Daniel RAJAKOBA

