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ARCHIVES ACTUALITES : 17 OCTOBRE - 22 NOVEMBRE 2002

Texte publié le 22 Novembre 2002. (extrait du journal Tribune du 22/11/02)

GULFSAT TÉLÉPHONIE : 11 LOCALITÉS DÉSENCLAVÉES

Un pas est franchi dans le désenclavement des zones rurales malgaches en attendant que les grands chantiers de réhabilitation des routes parviennent jusque dans les endroits les plus reculés de Madagascar. Sakaraha, Bealanana, Mandritsara, Fandriana, Ankazobe, Tsaratanàna, Ambilobe, Mananara, Maroantsetra, Vaingandrano, Belo sur Tsiribihina pourront enfin communiquer avec le reste du pays et le reste du monde, grâce à l’installation d’un système de communication V-Sat, entrepris par Gulfsat Madagascar à travers de sa filiale dénommée Gulfsat Téléphonie.
Celle-ci, à la suite d’un appel d’offres lancé par l’Omert (Office malgache d’études et de régulation en télécommunication), a obtenu une licence sur la téléphonie fixe visant à désenclaver ces onze villes. Ces localités sont dotées de cabines téléphoniques à raison de 4 pour chaque ville sauf Vaingandrano et Ambilobe qui en disposent 6. Selon Rajo Rajaonarivelo, responsable de marketing et de communication au sein du Gulfsat Téléphonie, ces cabines téléphoniques sont actuellement en cours d’installation. « Mais elles seront, au plus tard, opérationnelles dans un mois ». Elles seront installées dans les locaux de la mairie, de la sous préfecture, du commissariat, de l’hôpital et peuvent être accessibles 24 h/24 et 7 jours/7.
Les possesseurs des cartes Gulfsat Téléphonie peuvent désormais téléphoner même à l’étranger, à des tarifs « attractifs » depuis ces onze localités. Pour un appel local et national, le coût de communication est fixé à 495 fmg hors taxe la minute. Pour celui de l’international, en France plus précisément, il est à 3.250 fmg. En comparant avec le tarif de Telma, celui qui est proposé par Gulfsat est moins cher, tant à l’échelle nationale qu'internationale.
Quatre types de télécartes « Gulfsat Téléphonie » seront bientôt mis en vente dans les onze villes concernées. Ils seront vendus à 10.000 fmg, 25.000 fmg, 100.000 fmg, 250.000 fmg, selon le besoin des clients utilisateurs. Certes, la concurrence va être rude entre Gulfsat Téléphonie et Telma. Toutes les deux sont détendeurs d'une licence en téléphonie fixe. Du côté de la qualité de la communication, Gulfsat Téléphonie a une longueur d'avance. Les conversations téléphoniques sont à l’abri de toutes sortes de parasites.
Pour le moment, cette nouvelle société en téléphonie fixe se contente de la mise en place des cabines téléphoniques à usage public. « Pour les téléphones particuliers, nous n’y pensons pas encore pour le moment », a affirmé Rajo Rajaonarivelo. La présence de la Gulfsat Téléphonie dans ces régions rurales permettra aux populations locales et aux opérateurs économiques de mieux communiquer, de s'informer. Nous sommes actuellement en periode de la collecte de litchis et il est inutile de préciser le rôle de la communication…

Texte publié le 18 Novembre 2002. (extrait de l'Express de Madagascar du 18/11/02)

Construction de routes
La construction de routes est une des priorités du gouvernement. Vendredi, le "Centre Himo routes" (Chr), par le biais d'une porte-ouverte en son siège à Antsirabe, s'est proposé de montrer "le bien-fondé de l'option Himo et des ressources locales et de sa supériorité en termes économiques et sociaux par rapport à l'option intensive en équipement (Hieq)". De 1990 à 1995, 4,9% seulement de la somme des investissements publics (2 976 milliards Fmg) ont été accordés à des projets Himo. Or, selon le Chr, un investissement de 50 milliards sous forme Himo engendre une création de valeur ajoutée de 58 milliards Fmg contre seulement 34 milliards Fmg en Hieq.
En termes d'avantages comparatifs, trois points sont à relever : coûts unitaires inférieurs de 30% à 80%, création de deux à trois fois plus d'emplois et économie de 30% des devises consommées par les projets Hieq. La partie en devise est de 1,5 fois moins puisque les chantiers Hieq nécessitent un apport de 80% de devises pour payer des importations alors que dans les chantiers Himo, la part des importations n'est que de 56%. Au bout du parcours, l'économie en devises serait de 10 millions de dollars, soit 39,6 milliards Fmg, par an. Résultat : les routes exécutées en Himo sont entre 1,5 à 6 fois moins chères.
D'autre part, pour chaque emploi créé directement par l'utilisation de la technique Himo, 1,88 emploi est créé indirectement, sans parler de l'utilisation de la main-d'oeuvre disponible du fait d'un sous-emploi temporaire et saisonnier (2 à 5 fois plus) avec une contribution importante dans la lutte contre la pauvreté car ce sont les ouvriers non qualifiés, donc les plus pauvres, qui sont employés en premier dans les chantiers Himo. L'utilisation de l'approche Himo permettra alors de créer 68 000 emplois supplémentaires, soit 28 258 emplois directs et 39 562 emplois induits.
Tout ceci amène le Chr a faire "un plaidoyer fort pour la généralisation, ou du moins l'extension de la méthode Himo dans tous les secteurs où cela est possible, avec une priorité pour le programme de désenclavement de 15 000 km pour les quatre futures années et pour le programme de redressement 2002-2006 du Mtp proposé aux bailleurs de fonds partenaires de Madagascar à Paris".

Texte publié le 12 Novembre 2002. (extrait du journal Tribune du 12/11/02)

POUR MIEUX SORTIR DE LA CRISE : DES MESURES FISCALES

Malgré les propos non alarmistes du ministre de l'Economie, du Budget et des Finances, Radavidson Andriamparany, vendredi dernier, face à la presse, avant son départ pour Washington où il doit rencontrer des responsables du FMI et de la Banque mondiale, on croit pourtant savoir que sa mission est d'une importance capitale. Une mission plutôt spéciale, vu qu'il aura à convaincre et rassurer les institutions de Bretton Woods quant à la « justesse » de la politique de redressement économique, entamée depuis peu par le nouveau régime. Radavidson Andriamparany aura ainsi à présenter à ses interlocuteurs diverses mesures prises par le gouvernement.
De source extérieure, ces mesures concernent essentiellement les dépenses, et qu'en matière de recettes, l'Etat semble attendre la loi des finances 2003. S'incrivant, apprend-on, dans le projet de lettre d'intention, élaborée habituellement par la partie malgache et les principaux bailleurs de fonds institutionnels, ces mesures sont largement inspirées des promesses présidentielles. Notamment sur la suppression de la fiscalité douanière sur certaines marchandises importées, comme le fer rond, engrais, équipements agricoles, ciment… qui figurera dans la prochaine loi des finances. Toutefois, concernant précisément les matériaux de construction, le document ne stipule qu'une réduction de 5%, au lieu de 0% pour les autres. Est-ce à dire que la défiscalisation ne serait pas intégrale ? En tout cas, il y est prévu une réduction de 30 à 25% du tarif douanier maximum (droit de douane et taxe à l'importation).

SORTIE DE CRISE

Dans le chapitre des recettes, pour l'instant, l'Etat ne percevra que quelque 100 milliards Fmg dans le cadre de la privatisation de Telma qui, selon notre source, devra intervenir avant la fin de cette année ; ainsi que l'ajustement tarifaire et le recouvrement des créances de la Jirama.
Par ailleurs, l'Etat va procéder, avant décembre 2002, au remboursement intégral de l'encours restant des crédits de la TVA des entreprises franches, d'une valeur de 57,5 milliards fmg. Et que le décret visant à différer les paiements de la TVA sur les investissements des entreprises de droit commun sera publié le mois prochain. De par l'attachement du président Ravalomanana aux communes, ces dernières bénéficieront, d'ici quelques semaines, d'une enveloppe de près de 30 milliards fmg.
En outre, toujours avant la fin de l'année, l'Etat envisage de finaliser un nouveau contrat avec une société d'inspection avant embarquement des marchandises ; autrement dit, la société BIVAC sera remplacée. Néanmoins, les pouvoirs publics vont établir un échéancier afin d'apurer les arriérés de BIVAC.
Dans le dessein de se conformer aux vœux du président Ravalomanana, le ministre Radavidson Andriamparany va, à Washington, insister sur le fait que Madagascar s'achemine vraiment vers le « fahamarinana » dans le domaine fiscal. En fait, dans le projet en question, le gouvernement réprimera durement les ventes sans facture, accroîtra les moyens de contrôle, etc.
Ce que l'on espère de cette mission du ministre, est que Betton Woods prennent en compte ce projet de lettre d'intention qui va permettre à Madagascar de sortir indemne de la crise…

Texte publié le 04 Novembre 2002. (extrait du journal Midi du 04/11/02)

A l’occasion de son passage à Madagascar, le président de l'association "Amitiés France-Madagascar" et non moins sénateur de la région de l'Isère en France, Jean Faure, nous a livré ses réflexions sur sa vision de la politique malgache en ce moment. "Rien n'est pire que la cohabitation", avait-il révélé, fort de l'expérience vécue par le précédent régime français. C'est dans cette optique qu'il parle des élections législatives qui vont venir et de la politique générale à Madagascar. Interview.

Midi Madagasikara : Quel est l'objectif de votre visite à Madagascar ?

Sénateur Jean Faure : Depuis 18 ans, au Sénat français, il y a un groupe sénatorial d'échanges entre parlementaires français et de l'étranger, dont les parlementaires malgaches. Nous procédons ainsi à des échanges, et mettons à la disposition des parlementaires étrangers nos outils de travail, comme la bibliothèque de 500.000 ouvrages du Sénat français, la deuxième bibliothèque de France, qui donne accès à une documentation dans tous les domaines. Notre déplacement à Madagascar s'inscrit dans le cadre de cet échange, suite à une discussion avec le président du Sénat, Rajemison Rakotomaharo, en France, récemment. Après cette longue crise traversée par le pays, j'essaie d'être un facilitateur des relations entre la France et Madagascar, comme je l'ai toujours été durant la crise. Il y a eu incompréhension et des atermoiements préjudiciables aux relations entre les deux pays. Pendant le mouvement qui a duré 6 mois, il a fallu convaincre les autorités françaises et cela n'a pas été facile. Il y a eu des blocages, car il ne faut pas perdre de vue que la France fait partie d'un groupe de pays. Mais actuellement, le Président Chirac veut une relation privilégiée avec Madagascar. Nous ne demandons pas toute la place qu'il y a, mais nous demandons toute la place qui nous revient.

M. M : L’actualité fait état de mercenaires qui chercheraient à déstabiliser le régime en place. Qu'en pensez-vous ?

J.F : C'est un combat d'arrière-garde. C'est du terrorisme. Il ne faut pas perdre de vue que tout le monde est dans la lutte contre le terrorisme actuellement, aussi bien les Américains, les Russes que de nombreux autres pays. Donc, on ne va pas les laisser faire. Il n'y a plus de pitié. Et si quelqu'un s'amuse à le faire, c'est une entreprise vouée à l'échec. Mais quoi qu'il en soit, il est important pour Madagascar de maintenir un très haut niveau de sécurité aussi bien intérieure qu'extérieure, mais aussi juridique et financière. On ne peut pas investir à Madagascar s'il n'y a pas de sécurité. Tout investisseur a besoin d'une telle garantie.

M. M : Le Gal Ramahatra, placé sous mandat de dépôt depuis presque 4 mois, a été relaxé récemment, et beaucoup pensent que cela a quelque chose à voir avec la venue d'une délégation militaire française à Madagascar. Quel est votre point de vue ?

J.F : La France ne se mêle pas des affaires internes des Malgaches, Madagascar est un Etat souverain. Nous avons beaucoup à faire avec l'immigration, le blanchiment d'argent, les attentats internes, la mafia…La consigne du Président Chirac est de maintenir un partenariat respectueux de l'identité de chaque pays. Mais pour parler d'une autre personnalité de l'ancien régime, en l'occurrence l'Amiral Didier Ratsiraka qui est en ce moment en France, j'aimerais préciser qu'il y est avec des papiers en règle. La France étant un Etat de droit, on ne peut pas prendre des mesures contre une personne qui est en règle, sauf si nous avons des preuves irréfutables sous la main. Mais nous pouvons procéder à une surveillance. Je tiens également à dire que contrairement à des rumeurs qui circulent, Ratsiraka n'a pas la nationalité française.

M. M : Connaissant très bien le pays, puisque vous y êtes venu déjà 35 fois, quelle est votre analyse de la situation politique actuelle ?

J.F : Madagascar réunit aujourd'hui, toutes les conditions pour assurer son développement, mais pour l'instant, le régime se limite encore au pouvoir exécutif. Dans quelques semaines, les législatives vont avoir lieu, et il faut à tout prix éviter une cohabitation. Il faut un pouvoir, une ligne, une exécution. La cohabitation en France a été difficile, et je ne souhaite pas la même chose pour Madagascar. Il faut donner à l'équipe actuelle le moyen de travailler, le temps d'un mandat.

Texte publié le 29 Octobre 2002. (extrait du journal Tribune du 29/10/02)

EN VUE DES ÉLECTIONS, LE CNE NOUVEAU EST ARRIVÉ !

Les sept membres composant du Conseil national électoral (CNE) ont prêté serment hier au palais de Justice à Anosy. Il s’agit de Randrezason William, désigné par le président de la République, Radilofe Justin, représentant de la Médiature, Rakotomalala Joelson, représentant du ministère de l’Intérieur, Rakotoarivony Ratsimbahary, représentant de l’Ordre des Avocats, Ramarosaona James, de l’Ordre des Journalistes, Atalah Béatrice Jeannine représentant du premier Président de la Cour Suprême, Andrianjanahary Philippe, représentant du Procureur général près de la Cour Suprême.
De cette nouvelle composition du CNE, le Premier ministre, le président du Sénat, le président de l’Assemblée nationale n’ont plus le droit de se faire représenter dans cette instance électorale, comme ce fut le cas auparavant. " Cela va certainement améliorer son mode de fonctionnement ", a dit James Ramarosaona dans un bref entretien à la presse. Un autre point fort de l’actuel CNE est que, celui-ci a désormais le pouvoir de porter plainte devant le tribunal s’il constate des anomalies avant, pendant et après les élections. Il s’est contenté, jusqu'ici de dénoncer les faits même s’il s’agit d’une violation flagrante des articles du code électoral. Notons quelques anomalies constatées lors de la dernière élection présidentielle: l’apposition d’un poster géant d’un candidat sur un pan entier d'un immeuble appartenant à la Solima et des affiches électorales sur les emplacements publicitaires fixes, l’utilisation des biens publics notamment les voitures administratives à des fins électorales...

MISSION IMPORTANTE

Mais qu’attend-on vraiment de ce CNE? Il aura pour mission de superviser toutes les opérations relatives au bon déroulement des élections. A cet effet, il est le garant moral de l’authenticité du scrutin et de la sincérité du vote pour une élection libre, transparente. " C’est d’ailleurs l’objectif du gouvernement ", selon le Premier ministre dans son discours à l'adresse des membres du CNE. " Si le monde entier a donc les yeux rivés sur Madagascar, le regard de tout le pays converge également vers le CNE. C’est pour vous dire l’importance de votre mission ".
Pour la réussite du scrutin, les membres du CNE devront adopter une attitude non partisane à l’égard d’un tel ou tel parti politique, être indépendant dans l’exercice de leur métier.
L'existence de cet organe chargé d'assister l'administration dans la préparation, l'organisation et le déroulement du vote est déjà un indice de l'épanouissement des libertés à Madagascar. Que ses membres le prouvent lors des prochaines élections législatives. " Celles-ci constitueront une épreuve par laquelle les bailleurs de fonds testeront notre bonne volonté à enraciner la démocratie dans notre pays ", a souligné Jacques Sylla. Le CNE n'existe que depuis 1992, à la suite du mouvement populaire.
Dès le 5 novembre, les sept membres se réuniront pour élire leur président et définir les attributions de chacun. Puissent-ils ne pas être les " Sept mercenaires " du régime !

Texte publié le 22 Octobre 2002. (extrait du journal Tribune du 22/10/02)

FRANCE - MADAGASCAR : ELECTION, COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE AU MENU DE LA RENCONTRE MININTER-AMBASSADEUR DE FRANCE

"Nous allons apporter notre petite contribution bilatérale pour marquer notre appréciation de cette mobilisation électorale que nous avons souhaitée en son temps..."
C'est ce qu'a indiqué hier Mme Catherine Boivineau, ambassadeur de France à Madagascar, qui a été reçue en audience par le ministre de l'Intérieur et de la Réforme administrative Jean Seth Rambeloalijaona.
Le nouvel ambassadeur qui était accompagné de l'Attaché de sécurité intérieure de l'Ambassade, le lieutenant-colonel Georges Barre a expliqué que cette contribution est consentie en dehors du financement d'un montant de un million d'Euro d'aide que l'Union européenne envisage d'accorder à Madagascar dans le cadre de l'organisation des élections législatives du 15 décembre 2002, et auquel la France participe à hauteur de 25%. Mme Catherine Boivineau devait aussi indiquer qu'elle interviendra, avec "ses collègues allemand et britannique" auprès du représentant de l'Union européenne à Madagascar pour qu'il fasse un effort supplémentaire et ne se limite pas à la seule observation des élections, compte tenu de l'importance des prochaines consultations électorales pour l'image de Madagascar.
Le ministre Jean Seth Rambeloalijaona a pour sa part mis le diplomate au courant de la situation des préparatifs des élections et des nouveautés apportés par les textes sur les législatives en matière de transparence des opérations électorales et de célérité dans l'acheminement et la transmission des résultats. Le ministre Rambeloalijaona devait aussi évoquer l'institution des chefs quartiers et des "andrimasom-pokonolona" dans le cadre de la mise en place d'une administration de proximité. Il avait notamment exprimé son souhait d'une aide de la part de la France pour la formation de ces responsables au niveau des Fokontany.
A ce propos, Mme Catherine Boivineau a annoncé la venue la semaine prochaine d'une mission composée du général Commandant la direction de la Coopération militaire et d'éléments pour la coopération en matière de sécurité, avec qui "on pourrait voir comment on peut aider le département de l'Intérieur dans sa politique de mise en œuvre d'une administration de proximité". Autre sujet abordé au cours de la rencontre : la coopération décentralisée dont le développement repose sur l'identification d'intérêts communs et "la mise en relation" des gens qui donneront l'impulsion nécessaire pour ce développement.

Texte publié le 17 Octobre 2002. (extrait du journal Tribune du 17/10/02)

INVESTISSEMENTS : D'AUTRES "AMIS" SE MOBILISENT POUR MADAGASCAR

La réunion du "Club des amis de Madagascar" à Paris le 26 juillet dernier a convaincu des opérateurs et investisseurs étrangers privés que l'appel lancé par le président Ravalomanana s'adresse également à eux. Et une autre organisation, informelle, s'est également mise en place pour accompagner le développement du pays. Cette autre structure, "les amis de Madagascar", a trouvé en l'"International Program Management" (IPM), une entreprise qui dispose d'un réseau international de correspondants, un moyen efficace de mobilisation et de coordination des actions privées en faveur de Madagascar. Et les actions et projets commencent à s'"enchaîner".
La première action va prendre la forme d'un avion cargo, un Boeing 747, de la compagnie "Cargolux" qui atterrira à Ivato le 25 octobre prochain. Il amènera 100 tonnes de dons dont quatre générateurs qui permettront l'électrification d'un millier de foyers, des motopompes, des matériels agricoles, des semences mais aussi des couvertures et des vêtements. Ces dons seront gérés et distribués par l'Eglise luthérienne et les ONG "Fiara Madagasikara" et "Miara".
Pour amortir les coûts de l'acheminement de ces dons et pour promouvoir les produits locaux, l'organisation essaie de trouver du frêt pour le trajet retour de l'avion de la "Cargolux". Elle a déjà trouvé 80 tonnes. Des émissaires sont actuellement à Madagascar. Ils ont pu conclure un accord avec Air Madagascar pour ce "vol spot". Un haut responsable gouvernemental a même suggéré aux intéressés de mettre en place des vols cargos réguliers.
Quatre autres émissaires de l'organisation, spécialistes de l'électrification, ont par ailleurs rencontré le directeur général de la Jirama. Ils comptent partir de l'étude réalisée par la coopération française pour la mise en œuvre de leur projet. Ils pensent que la technologie de pointe appliquée en Europe et aux Etats-Unis peut être aussi utilisée à Madagascar. Et ils comptent le prouver. La mission de l'organisation compte également un spécialiste de la téléphonie qui, partout où il opère, vend une minute de télécommunication à 1,5 dollar. Un autre investisseur, dans la même mission, avait déjà démarré l'installation d'une usine chimique qui aurait eu pour clients l'industrie locale. La crise a stoppé net son "élan". Maintenant, la situation est plus ou moins revenue à la normale, il va reprendre le processus là où il a été cassé. Ce même opérateur a pu, par ailleurs, ramasser 120 ordinateurs qui ont déjà servi pour le pays. Une banque envisage quant à elle d'ouvrir une filiale à Madagascar. Son président directeur général arrivera bientôt pour se pencher sur la faisabilité de ce projet.