ARCHIVES ACTUALITES : 2-50 DECEMBRE 2002
Texte publié le 05 décembre 2002 (Tribune de Madagascar 05/12/02)
RFA-MADAGASCAR : POUR UNE GESTION DES FEUX DE BROUSSE PAR DES COLLECTIVITÉS DE BASE
L'Allemagne, dans sa coopération bilatérale avec Madagascar,
contribue désormais à la prévention et la lutte
contre les feux de brousse et de forêts dans la Grande île.
Dans le cadre d'un programme de prévention des catastrophes naturelles,
le Ministère allemand des Affaires étrangères vient
d'allouer des fonds complémentaires aux projets "Développement
Forestier Intégré dans la région de Vakinankaratra
(PDFIV)" et "Appui à la Mise en Oeuvre de la Nouvelle
Politique Forestière (POLFOR)". Ces deux projets sont réalisés
par l'Administration des Eaux et Forêts avec l'appui de la GTZ,
et essentiellement sur fonds du Ministère fédéral
de la Coopération économique et du Développement
(BMZ).
Un nouveau sous-projet "Gestion des feux de brousse et de forêts
par des collectivités locales à Madagascar" est donc
mis en œuvre par ces mêmes partenaires dans la région
d'Antsimondrano (province autonome d'Antananarivo) et dans la sous-préfecture
de Port-Bergé (province autonome de Mahajanga).
Il a comme objectif la responsabilisation des populations locales dans
environ 50 villages pour la gestion des feux nocifs qui touchent leurs
territoires et leurs ressources naturelles.
Dans ce contexte, toutes informations requises pour une prévention
et lutte efficaces contre les feux de brousse sont collectées
dans les zones d'intervention. Les populations locales sont sensibilisées
à l'aide de matériel didactique spécifique pour
la problématique de feux de brousse et appuyées par des
spécialistes dans l'élaboration participative des stratégies
adaptées pour la gestion de ces feux. Les expériences
acquises au cours du sous-projet sont systématiquement évaluées
et vont enrichir d'autres opérations dans le domaine.
Ce sous-projet germano-malgache est accordé pour une première
phase de six mois avec un budget global s'élevant à 168.000
Euros (environ un milliard de Fmg).
Texte publié le 04 décembre 2002 (L'Express de Madagascar 04/12/02)
AFIN D'ÉVITER LE RISQUE D'EXPLOSION DU SIDA LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LANCE LE DÉFI
Face à cette situation et conformément à la déclaration d'engagement sur le Vih/Sida à laquelle Madagascar a souscrit lors du Sommet du Millénaire et de la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations-Unies du 25 au 27 juin 2001, il a été décidé de réorganiser la lutte contre le Vih/Sida à Madagascar. Ainsi, il a été crée sous l'autorité directe du Président de la République Marc Ravalomanana, un Comité national de la lutte contre le Vih/Sida. Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale sur le Sida, ce Comité a tenu sa première réunion au Palais d'Etat d'Iavoloha pour lancer officiellement la campagne de lutte contre le Sida, durant laquelle le Président de la République a lancé un appel à la Nation toute entière de combattre ce fléau. Des mesures restrictives ont été annoncées en vue de maintenir le taux de prévalence au niveau le plus faible à 0,2% avec l'engagement effectif de toutes les institutions, autorités et organismes concernés, basé sur le slogan "Travaillons ensemble pour la réussite de la lutte contre le Sida".
MARC RAVALOMANANA A LA TETE DU COMBAT POUR METTRE LE SIDA HORS D'ETAT DE NUIRE
Conscient de la gravité de la menace du Vih/Sida, les autorités
malgaches ont fait du sida l'une de leurs priorités majeures
de développement, et ont engagé un processus de riposte
sans précédent en se référant aux engagements
internationaux, notamment les déclarations d'engagement issues
de l'Assemblée générale de l'Ungass dont Madagascar
est partie prenante. Le plus grand défi est de maintenir la prévalence
dans un environnement d'épidémie généralisée
et en pleine expansion. La Journée d'hier fut une occasion de
faire prendre conscience à la communauté tout entière
que le sida est là, et que chacun doit s'engager pour combattre
ce fléau, selon le président Marc Ravalomanana. L'épidémie
du Vih/Sida s'est installée et se propage silencieusement dans
le pays depuis 1987 dans un contexte socioéconomique et politique
épisodique. La lutte à Madagascar a débuté
en 1988 avec 20 cas de séropositifs enregistrés, d'après
les chiffres énoncés par le ministre de la Santé
le Pr Andry Rasamindrakotroka. Le nombre des personnes infectées
est monté à 70 en 1995, et cette année, le nombre
a été estimé de 15.000 à 20.000, soit 1
personne infectée sur 500. En l'an 2015, le taux de prévalence
du sida est susceptible d'atteindre 3% à 5% dont 25% dans les
grandes villes, soit 1 sur 30 Malgaches âgés de 15 à
49 ans. L'infection du Vih a connu une évolution exponentielle
depuis 1987 à cause de la forte prévalence des facteurs
de risque et de vulnérabilité, dont les Ist à environ
14%, et la pauvreté.
Face à cette situation, les participants à cette réunion
de travail, en étudiant tous les facteurs de risque et en se
référant sur des témoignages des invités
venant de Botswana et de Zambie, ont élaboré des stratégies
de lutte contre le sida. Ainsi, il a été adopté
unanimement de faire connaître au public la signification du mot
sida, car cette maladie facile à attraper est encore considérée
comme un sujet tabou dans la tradition malgache et représente
de ce fait un danger pour la vie de la Nation tout entière. Les
chefs d'église devront être impliqués dans la lutte
contre le sida en tant que plaidoyer de la cause, sans omettre la responsabilité
de tout à chacun. Enfin, les maires auront pour rôle d'identifier
les cas au niveau des communes. Pour le début de cette lutte
nationale, une somme de 21 millions de dollars, soit environ 137 milliards
Fmg, a été engagée pour mener à bien cette
opération d'envergure nationale. L'engagement lancé par
le président Marc Ravalomanana marque une détermination
à diminuer le nombre des sidéens à Madagascar.
Texte publié le 03 décembre 2002 (Tribune Madagascar 03/12/02)
PROJET DES COLLINES : VISITES INNOVATRICES
Tout a débuté avec la "Journée Mondiale du
Tourisme" sur les Hautes Terres. Certes, il existe déjà
des associations qui "jouent" sur leurs collines respectives.
Madagascar dispose d'un patrimoine et, progressivement, le ministère
du Tourisme tend à revaloriser, à écouter les suggestions
et les propositions. L'écotourisme et, partant, le tourisme intellectuel
représentent actuellement la première industrie du monde.
A partir de l'année 2003, un livre qui va recenser quelques collines
de l'Imerina plus des articles sur les actions réalisées
par le Comité des Collines sortira pour étoffer la documentation
que ces "mpandraharahan'ny fizahan-tany" pourront compulser
dans leurs pérégrinations avec les touristes. Nationaux
ou étrangers.
But des visites
Samedi dernier, le directeur provincial d'Antananarivo du département,
en la personne de M. Nirina Rakotomalala, a invité les agences
de voyages et les tours operators pour une villégiature en les
collines d'Ambohidratrimo et d'Antsahadinta, un parfum de ce que les
touristes pourraient voir et admirer.
Le but était de recueillir les suggestions, les remarques ou
même les critiques à l'endroit des produits présentés
face aux réalités que vivent ces agences et tours durant
leur travail. Il y a des actions et des activités qui visent
à donner les valeurs ancestrales et les civilisations de chaque
site, mais le ministère "sent" qu'il y a des points
négatifs qui méritent d'être remis à l'ordre
pour attirer plus de visiteurs.
Deux pôles travaillent déjà sur la remise en valeur
de notre patrimoine, en particulier sur les "vohitra", à
savoir le ministère et le VIVF (Vohitr'Imerina, Vakoka sy Fizahan-tany).
Deux pôles qui essaient de redonner de la vie à notre histoire
pour les générations à venir. Car il ne faut pas
oublier qu'une nation ne vit et ne renaît qu'à travers
ses richesses et faiblesses ancestrales, sa civilisation et "croyances";
des valeurs qui font qu'elle peut se redresser sur ce qu'elle est vraiment,
voire après une défaite politique, sociale ou économique,
cuisante soit-elle.
Histoires à creuser dans leurs vérités
On ne connaît que trop celle d'Ambohidratrimo. Andrianampoinimerina
n'a pu vaincre ce royaume que par ruse: son mariage avec Rambolamasoandro,
sa douzième femme et future mère de Radama I, son successeur.
Et l'"Imerina enin-toko" a vu le jour. Les vestiges, telles
que les fondations du "rova" détruit par les Anglais
après la deuxième guerre mondiale ; les "fasana fito
miandalana" avec leur "trano masina" où l'alcool,
le poulet, l'ail, la chèvre, le porc et ... le poulet (symbole
de misère) sont prohibés; le "vato tsy minono"
pour les femmes désirant enfanter; ou encore la cuve de préparation
de l'ordalie du "tangena", verdict final pour un tribunal
populaire. Tant de choses qui sont encore visibles et bien entretenues
sous la supervision de la prêtresse, Mme Saholy et son mari, entrepreneur
de tous les édifices.
En ce qui concerne celle d'Antsahadinta, les fossés à
sept tours qui l'entourent en guise de forteresse; le "zohy"
nommé Kelifetsy car non connu par les étrangers au village
ou encore le caveau du temps des Vazimba construit sur une pierre. En
tout cas, le Syndicat d'Initiative de cette colline parmi tant d'autres
présente aux visiteurs un musée qui mérite d'être
vu avec les signes zodiacaux que nos ancêtres utilisaient dans
tout travail qu'ils effectuaient.
Quelques points soulevés
Plusieurs points ont été évoqués par ces
agences et tours pour que leur boulot soit pris en considération
par les touristes de tous bords. Entre autres et surtout, le manque
de mesures d'accompagnement. Les visiteurs, de par l'éloignement
de tous ces sites, et de par l'inexistence de transports pour la plupart
du temps, souhaiteraient par exemple des infrastructures comme des restaurants
voire des hôtels, des lieux de rafraîchissement, et pourquoi
pas des cars réguliers pour le week-end ou les jours fériés.
Des "choses" qui donneraient à ces visites un "je-ne-sais-quoi"
de récréatif. Car ces tournées ne sont pas uniquement
des visites pour s'instruire mais surtout pour se "revigorer".
Puissent ces visites organisées donner plus de punch à
nos richesses.
Texte publié le 02 décembre 2002 (Express de Madagascar du 02/12/02)
Réflexions des journalistes après Joburg
12 perspectives de projet, en vue de signifier les retombées
du sommet mondial pour le développement durable de Johannesbourg,
ont été élaborées à l'issue de la
formation des journalistes environnementaux membres de l'Intermédias
et de l'Association des journalistes pour l'environnement (Aje), avec
la participation des journalistes de Moramanga, l'appui de l'One et
du ministère de l'Environnement, qui s'est déroulée
les 27, 28 et 29 novembre derniers.
Les participants ont unanimement déclaré que les résolutions
adoptées visent à donner de l'importance à l'application
des stratégies de développement énoncées
dans la déclaration du Smdd, qui concerne Madagascar, axées
notamment sur 5 priorités, à savoir la santé, la
biodiversité, l'agriculture, le Sida et l'eau. Ainsi, dans le
cadre des réalisations d'activités communes entre les
médias et le programme environnemental, les journalistes s'engagent
à apporter leur contribution à la mise en œuvre des
stratégies de l'Agenda 21, en mettant en place le Média
21. Entres autres, il a été mentionné dans ces
perspectives d'impliquer les médias dans toutes les structures
de projet d'évaluation du Smdd et d'accorder un mois de diffusion
et de communication concernant les recommandations de Johannesburg à
Madagascar, sans omettre la vulgarisation d'une telle formation aux
quatre coins de l'Ile, dans un site ayant des problèmes spécifiques
environnementaux, avec la participation d'une Ong ainsi que la réalisation
d'un prospectus du projet du Smdd. Pour les participants à cette
réflexion, une des meilleures méthodes de vulgarisation
de l'information sur l'écho du sommet consiste à organiser
un débat radio ou télévisé et le diffuser
dans le milieu rural avec l'appui technique de l'One et du ministère
de l'Environnement.
MANIFESTE
Une déclaration commune dénommée "Manifeste
de Moramanga" a marqué la solidarité des journalistes
participant à cette formation afin d'alerter les autorités
concernés, les partenaires, Ong et associations, les organismes
et institutions, la population sur les retombées de Johannesburg.
Le Manifeste ayant pour objectif de faire connaître l'importance
de la participation de Madagascar à ce sommet, un levier pour
le développement durable du pays en préservant l'environnement.
La gestion durable des ressources naturelles est le garant du développement
durable, aussi, les journalistes participants sont prêts à
contribuer et à collaborer dans tous les projets de développement
avec la Société civile, les secteurs public et privé.
De même pour la diffusion et la vulgarisation de l'information
sur le sommet à tous les journalistes malgaches répartis
dans l'Ile.

