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Texte publié le 27 décembre 2002 (Madagascar Tribune du 27/12/2002)
RÉSULTATS OFFICIEUX DES LÉGISLATIVES : QUELQUES CONTESTATIONS
Les contestations sur l'existence d'irrégularités et
infractions durant les élections législatives du 15 décembre
se suivent et se ressemblent. De Toliara I à Sambava en passant
par Maintirano, Farafangana, Fort-Dauphin, Betroka, Tsiroanomandidy,
Fianarantsoa, Manakara…, des voix s'élèvent pour
dénoncer des fraudes et d'anomalies durant les opérations
électorales. Si certains candidats demandent la confrontation
des procès-verbaux, d'autres réclament carrément
la tenue des élections partielles.
Hier, des candidats regroupés au sein de l'association MAVANA
ont dénoncé « des pratiques contraires aux réglementations
en vigueur ». A ce sujet, Rasambozafy Cyrille, un proche de Marojama
Razanabahiny, ancien du 13 Mai 1990 a déclaré : «
Nous sommes partisans du régime du président Marc Ravalomanana,
mais ces actes sont intolérables ! ».
Toujours hier, une source sûre avance que le candidat indépendant
Jean Claude Rakotonirina dans la circonscription de Vohipeno, a déposé
une plainte en vue d'annulation partielle dans différents bureaux
de vote de ce fivondronanana. Faut-il rappeler qu'entre ce candidat
et celui du "Firaisankinam-pirenena", Marson Evariste, le
score est très serré. D'après le résultat
officieux, Marson Evariste gagne avec 5.055 voix contre 5.043 pour Rakotonirina
Jean-Claude, soit une différence de 12 voix (douze)… Dans
le faritany de Fianarantsoa, l'écart entre le candidat du TIM,
Me Rakotonandrasana Samuel (vainqueur) et l'ancien député
MFM, Rakamisilahy Martial est de 100 voix (cent).
QUE DIRA LE CNE ?
Pour le Conseil national électoral (CNE), à travers son
président Randrezason Théodore, environ 70 plaintes sont
enregistrées. Selon ses dires, le Conseil est en train d'étudier
minutieusement chaque cas. Mais il paraît que la plupart des plaintes
sont plutôt de simples dénonciations que des requêtes.
Disposant de nouvelles attributions, le CNE « new look »
a en effet la possibilité d'ester en justice « en présence
des preuves irréfutables… ». Raison pour laquelle
les yeux des citoyens et observateurs de la vie politique sont maintenant
focalisés sur cette entité.
Pour être clair, les membres du CNE oseront-ils à agir
ou non ? Sachant que l'entité, malgré une certaine indépendance,
reste toujours sous tutelle du Premier ministre qui est actuellement
secrétaire général du parti au pouvoir. En d'autres
termes, l'opinion souhaite une réaction de Mme Attalah Béatrice,
membre du CNE responsable du faritany de Toliara, sur des « excès
» survenus à Toliara II, à Betioky-Sud, à
Bekily et à Ambovombe. Même remarque pour le SG du CNE,
Rakotomalala Joëlson devant les différends constatés
à Brickaville, Soanierana Ivongo, Toamasina I et dans la région
d'Alaotra. Il importe aussi de connaître la suite donnée
par le CNE sur les anomalies dans la région de Fianarantsoa,
où James Ramarosaona aurait observé des intimidations
à Fianarantsoa II, et des infractions dans la région de
Manakara et d'Ifanadiana sans oublier « la mauvaise organisation
électorale» à Andohan'Ilakaka. Qu'elle est également
la position du Me Rakotoarivony Hary à Sambava ? Etc.

