ARCHIVES ANALYSE : AVRIL 2002
De la part de Soromilanja :
"QUELQUES REPONSES ET ANALYSES SUR LES ACTUALITES DE DAGO (SUR
LE FORUM : MADPSRC)"
(première partie mise on-line le 26/04/02 et seconde partie mise
on-line le 27/04/02)
Seconde Partie (27/04/02)
SUJET - 4 :
GUILHEM BEAUQUIER A DIT :
http://www.clicanoo.com/articles/article.asp?id=25349
" ... Eclairage : Le tour de passe passe du Quai d ' Orsay.
L'accord signé à Dakar entre Ravalomanana et Ratsiraka est un brillant succès de la diplomatie... française.
Le Quai d'Orsay - qui a donné plus de 3 MF à l'OUA pour
financer la rencontre - a même poussé l'élégance
(en réalité, une tactique bien élaborée)
jusqu'à faire croire au monde entier que c'était l'Afrique,
enfin grande fille, qui avait toute seule résolu la crise malgache.
A Paris, le dossier a été suivi de bout en bout par George
Serre, né dans la Grande Ile, ancien directeur de la Caisse française
de développement et actuel conseiller Afrique d'Hubert Védrine
; c'est Jean-Didier Roisin, ancien ambassadeur de France à Madagascar
et actuel président de la puissante Agence française de
développement (la grosse tirelire de la coopération),
qui a représenté la France à Dakar.
. . . / . . .
Ratsiraka a alors accepté de baisser pavillon, sous conditions
: ne pas perdre la face, ne pas être ennuyé par une cour
de justice internationale et être rassuré sur sa sécurité
et celle de ses proches.
. . . / . . .
En ce qui concerne la justice internationale, Paris agira discrètement
pour que le dossier s'enlise si quelqu'un porte l'affaire devant la
cour. Le troisième point est également acquis : Ratsiraka
et ses proches pourront se réfugier en France après le
référendum (ce qui fera sans doute grincer quelques dents,
mais lorsque l'on a accueilli Duvalier, Bokassa, le Hutu Power et Mobutu...).
. . . / . . .
Dans la mesure où il semble satisfaire tout le monde, le joli
scénario des hommes du Quai, organisé avec l'OUA, a de
bonnes chances de se réaliser.
. . . / . . . "
VOICI MON AVIS :
1) - Je répète toujours la même question : quel
est l'intérêt de la France cette histoire ?
La France ne fait jamais rien sans rien !
Jospin et Chirac sont tous les deux au courant, vont defendre un dictateur,
un voleur, un menteur, un assassin (qui diligente des assassinats, et
des blocages pour affamer femmes et enfants, vieillards, bref, la population,
meme celle qui a vote pour lui).
2) - Ce fameux stratège du Quai d'Orsay, sieur Georges Serre,
est-ce qu'on peut avoir une photo de cette personne, car je crois la
population mérite de voir au moins son visage ?
Les gens qui sont morts pour la finesse de sa stratégie (pour
ne pas dire ses conneries), et les familles de ceux-ci ont le droit
de voir ce bienfaiteur de la paix, pour Madagascar, son pays, mais qui
est aussi le notre. Je pense vraiment monter sa photo a la population
de Fianarantsoa, pour qu'ils sachent qu'il y a des "presque Dieu,
au Quai d'Orsay" qui régissent leur avenir, ici en France,
via l'OUA. C'est juste un avis.
3) - Je repete aussi, que la justice nationale ne doit pas rentrer dans
le cadre de cette négociation, car c'est la France et l'OUA qui
auraient annonce ce genre de "connerie", Okay ! Mais en quoi
cela engage-t-elle la justice malgache ?
Je rappelle a tout le monde (excusez-moi, mes amis les juristes), que
dans le droit malgache (je n'ai pas encore appris son abrogation, a
ce jour), encore calqué sur le droit français, il y a
"la théorie de l'enrichissement sans cause", mais personne
ne l'applique jamais. Alors qu'est-ce qui empêche la justice notre
pays pour appliquer ce texte de loi sur DR, et cela des maintenant (qu'il
soit président ou pas) ?
Bien sur, il faut inverser la charge de la preuve, comme ont suggère,
il y a quelques semaines des parlementaires français pour lutter
contre les sociétés écran : "Société
Civile Immobilière ...". Puisque nous n'aurions pas la possibilité
d'apporter tous les détails de l'enrichissement de DR et de sa
famille depuis 25 ans. Donc, ce sera a lui de prouver au pays, d'ou
vient sa richesse.
Et il faut qu'il reste au pays, rien que pour rembourser tout ce qu'il
a pris indûment. Tant pis ! pour ses "prête-noms",
mais ce sont eux qui vont casquer sinon.
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SUJET - 5 :
JANINE RAMAMONJISOA A ECRIT :
" ... Il s'agit principalement ici d'un travail de réflexion
sur un thème qui s'est impose a nous au fur et à mesure
de l'irruption de menaces de type tribaliste dans le champ du politique,
celui de l'ethnicisation du politique, de l'ethnicisation des rapports
sociaux, et qui se pose dans les termes suivants:
comment, ce qu'il est convenu à Madagascar d'appeler les oppositions
ethniques - l'" ethnie " n'a pas d'existence institutionnelle
mais elle existe dans la définition de soi, des communautés
d'appartenance de chacun , dans la mémoire et l'imaginaire -
s'est empare des rapports sociaux jusqu'a donner l'impression de conflits
imminents entre diverses entités de la population et principalement
entre les Merina et ce que d'aucuns appellent les " Côtiers"
?
Comment, par quels mécanismes, ces oppositions soi-disant ethniques
sont-elles parvenues à occulter pour certains les oppositions
plus réelles entre urbains et ruraux, le gouffre qui sépare
les revenus les plus élevés des bas revenus, le fosse
culturel entre les occidentalises et les non occidentalises et ceci
dans toutes les régions du pays ?
Le problème existe, mais il ne se situe pas là où on le croit ... "
VOICI MON AVIS :
1) - la première réponse que je peux donner se trouve
dans ce qu'elle dit des "rapports sociaux". Je ne sais pas
qu'est-ce qu'on met dans ce terme : "rapports sociaux". Mais
je me rappelle d'une chose que l'on nous a oblige a apprendre, a l'université
de Madagascar, entre 1975 et 1979 (mon depart de cette université)
: Ratsiraka nous a obligé à apprendre l'analyse marxiste-léniniste,
depuis le début de la révolution socialiste a Madagascar.
On nous a appris que la dialectique marxiste est composée de
deux éléments : les "rapports sociaux de production"
(rapports entre les différentes classes), d'une part, et d'autre
part, le "développement des forces productives (ici se trouve
le développement de la technologie, de la science, etc...".
Et c'est ce dernier qui retro-agit sur les rapports sociaux de production,
pour dépasser la contradiction.
Pour moi, les rapports sociaux sont a prendre dans le sens large du
terme, c'est a dire, des qu'il y a un groupe en rapport avec un autre
(l'ethnie est un exemple de groupement, quoique un peu floue), et ne
pas les réduire aux seuls rapports entre classes (bourgeois,
ouvriers, paysans, propriétaire terrions, etc.).
Ainsi, les rapports sociaux peuvent dépasser, et occuper de façon
transversale des ethnies différentes.
2) - le deuxième élément de réponse, pour
ma part, se trouve dans le terme "revenu", mais pris au sens
large : c'est la richesse, les moyens de survie, les moyens de productions,
et tout ce qu'il y a autour. Bref c'est l'intérêt économique
et materiel, ou encore quelque chose, comme "survie". Une
personne affamée ne pense pas a son ethnie lorsqu'il cherche
de quoi manger, ni quoi faire a manger aux siens. C'est ce a quoi je
pense, lorsque je dit souvent : "dans la nature, on ne fait jamais
rien pour rien". le "rien" ici, c'est quelque chose qui
concerne la survie, mais certes a des degrés divers.
Mais j'aimerai quand-même pouvoir lire ce document de : Janine Ramamonjisoa
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SUJET - 6 :
RIVO A ECRIT :
" Dans le fonds de ton raisonnement, je suis entièrement
d'accord avec toi, comme je te l'ai dit à maintes reprise. Il
nous faut des balises, et c'est notre rôle à nous tous.
Seulement, par le temps qui court, c'est conjoncturel donc, il faut
savoir gérer ce qui est possible de faire et non ce qu'on a envie
de faire ou ce qu'il faut faire.
. . . / . . .
Ce n'est pas sous estimer les autres mais je trouve ton discours, recevable
uniquement par les intellectuels, or la majorité de ceux qui
n'ont d'autres moyens d'expressions que la rue, ne sont pas toujours
des intellectuels. Or ton message s'adresse en priorité à
eux pour qu'ils ne soient pas manipulable par le premier pseudo politicien
qui arrive.
. . . / . . .
Je suis partant pour mettre une structure d'éducation et de sensibilisation
des citoyens Leur rappeler leur devoir, leur apprendre à s'exprimer,
se respecter eux mêmes, les institutions, les personnalités
de l'état et leur responsabilité.
. . . / . . .
Si tu veux on peut discuter de la manière et la structure (le
contenant) dont nous allons éduquer les citoyens maintenant,
et une fois que la situation se décante, nous lancerons les principes
(les contenus).
. . . / . . . "
VOICI MON AVIS :
1) - Je suis d'accord avec IMES pour ce qui est du type de discours,
et du moment de faire le discours. Mais cela depend des gens a qui on
s'adresse, c'est vrai, et c'est même la réalité.
Par exemple, les 90% des malgaches ne mangent pas de la macro-economie,
donc, si vous leur parler " d'équilibre général
", ou " de balances des paiements ", c'est que du bruit
pour eux. Donc cela prouve encore que : " tout flatteur ne dépend
que de celui qui l'écoute ".
C'est vrai qu'en cas de difficultés, les gens ont surtout tendance
à déblayer devant chez eux, et à gérer du
court terme.
Mais, cela se situe dans les modalités de la démarche
: comment communiquer le contenu du programme global (encore faut-il
qu'il existe un programme global cohérent), ou comment faire
passer le message, par mauvais temps, sans changer de cap, ni de vision
a plus ou long terme. Il faut de l'explication.
C'est cette communication qui n'est jamais faite, ou qui n'est pas faite
comme il faudrait, comme le souhaiterait la population.
En effet, les dirigeants malgaches ont toujours écarte d'office
la population de la gestion des affaires du pays, et cela durant ces
20 / 25 dernières années. Peut-être trouvent-ils
que la population n'est utile que pour avoir leur voix, et après
" basta ". Donc, ils ne communiquent pas a la population ni
la vision globale (le cap, la trajectoire, etc.), ni la déclinaison
du plan ou du programme dans le court terme (en plan annuel, en mesures,
en actions, en drots et en obligations pour tous, et pour chacun) et
encore moins, le va-et-vient qui doit y avoir entre le programme global,
et les stratégies ou les tactiques dans le court terme.
Le problème, il est la, d'après moi. Mais il faut mener
de front la vision d'ensemble, la réalisation et le suivi des
stratégies dans le court terme, et les relations entre la vision
et les tactiques au quotidien : la population le mérite, puisque
le pays ne sera jamais redresse sans la population.
Il faut informer les gens, ils se motiveront d'eux-mêmes : sachez
que c'est du rien pour rien. Je voudrais dire que si la population voit
que l'on s'intéresse a eux, qu'on leur fait confiance, qu'on
leur donne les moyens de réaliser ce dont leur famille a besoin,
ils vont se motiver d'eux-mêmes. Et ils vont même étonner
les dirigeants, car que Rabe ou Rakoto produira pour sa famille, ce
n'est DR, ni MR qui vont le faire a leur place, ni pour eux. Donc, encore
une fois mettons la population au centre de tout ce que l'on fait a
Dago.
2) - Je ne suis pas sur que je puisse avoir la possibilité, et la compétence d'éduquer la population. C'est une charge, et une mission très ambitieuse et difficile. Je n'aime pas trop ce terme : " éduquer la population ", ni l'idée derrière, car d'une certaine manière je me prendrai pour quelqu'un qui est expert, et qui connaît la chose dont les gens attendent.
Par contre, je crois surtout en l'INFORMATION sur TOUT ce dont la population a besoin population : pour produire ce dont elle a besoin, pour nourrir sa famille, pour éduquer leur enfants, pour assurer la santé de sa famille, etc.
C'est de cette manière que les gens vont pouvoir intégrer toutes ces informations dans leurs calculs personnels, et agir. Oui tout le monde fait de la stratégie, même les petites gens, et les enfants. Vous savez : " on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif ", le mieux que l'on puisse faire, c'est de : " l'amener au bord de l'eau - ensuite, c'est lui qui décide de boire, ou non ". Nous ne pourrions même pas motiver la population, car ce sont même qui vont se motiver, pour se redresser, et redresser le pays. Mais seulement, donnons leur la place qu'ils méritent dans la vie du pays : au centre de la vie du pays. Ils nous étonneront sûrement !
S'il vous plait ! Ne prétendons pas faire ce dont Rakoto ferait pour sa famille et ses enfants, et a sa place, s'il a tous les moyens dont il a besoin. Comment savoir ce dont il a besoin ? Tout simplement : aller le lui demander. C'est le rôle des élus, et des gens qui font du développement, du social, etc. D'ailleurs, si j'etais financier, j'irais directement voir ces gens, et je les prendrais comme partenaires, mais je vais les accompagner, pour garantir la bonne marche des affaires. Vous voyez que c'est une idée de business rien qu'en accompagnant les gens. Mais cela exige de ma part d'apprendre les différents types de métiers que font les gens qui travaillent avec moi.
3) - Je pense, et je crois que ce dont la population a besoin, c'est
un environnement socio-économico-juridico-politico-financier
sain, sur, et efficace, contrôlable, et contrôlé
par elle aussi. Ensuite, et en même temps, il faut leur donner
les moyens, En outre, il faut faire de l'accompagnement auprès
d'eux pour leur expliquer les techniques, les méthodes, le technologies,
la gestion, la stratégie, etc.
Je crois qu'ils le méritent.
Il est vrai que l'action crée l'information (" au commencement
etait le verbe ", ou encore " au commencement etait l'action
", l'action précède l'information, et l'information
rétroagit sur l'action), mais l'action elle même est aussi
de l'information.
Par conséquent : travailler avec les gens, c'est déjà
les informer, les former, les accompagner. Pour ma part, il est clair
que je préfère informer qu'éduquer la population.
Je ne peux prétendre éduquer que mes enfants.
Comment faire cet accompagnement ?
Tout simplement, il faut faire des " business ", ou travailler avec les gens, au sens propre du terme. Et c'est ce travail d'accompagnement que les staffs de la banque mondiale, ni de CDF, ni du FED, ni du FMI, ni les banques classiques. On ne les apprend pas a s'occuper, ni de travailler avec des petites gens. D'ailleurs, il ne faut pas venir travailler avec ces petites gens avec la " mentalité de banquier ", car vous allez directement dans la mauvaise voie. Il faut faire du développement dans un pays comme Madagascar.
Je pense qu'il faut tendre vers un stade ou l'on aurait des milliers, ces centaines de milliers, et des milles milliers de MR, en terme de nombre de " businessmen ", et de réussite dans les affaires (tous domaines métiers confondus : producteurs, commerçants, négociants, transporteurs, industriel, agriculteurs, éleveurs, etc), a Madagascar. Le domaine de l'agro-alimentaire, et de l'agro-industrie, a eux tout seul est un vaste domaine d'application de cette stratégie du développement.
Faire de l'accompagnement dans le développement, c'est deja mettre la population (surtout, ceux qui veulent entreprendre dans n'importe quel domaine métier). C'est du CRM : CITIZEN RELATION MANAGEMENT !
C'est juste un avis !
Mais je ne sais pas, d'ailleurs, s'il y a quelque chose de ce genre
dans les programmes prévus pour le pays, on non.
=================================
Merci, et excusez-moi, pour avoir été trop long, d'avoir
eu le courage de me lire jusqu'a la fin !
RANAKANDRIANTSOA Soromilanja !
Première Partie (26/04/02)
SUJET : 1
PATRICIA A DIT :
A propos des PVs de dépouillement du 1er tour " ... Si
vous êtes ambassadeur de la France alors prière de communiquer
à votre gouvernement que cautionner un terroriste malgache est
la pire des mensonges et la France fait de la politique au dessus de
toute moralité ... "
A bon entendeur
VOICI MON AVIS :
1) - sur les "PV de dépouillement des voix du 1er tour"
(je trouve que la ferveur de ton verbe est très intéressante,
utile et adorable Patricia). Cependant, je ne connais rien dans tous
vos échanges sur ces PVs. Mais la ou je voudrais intervenir,
c'est que l'on me confirme, si le fait que : "la liste des bureaux
de vote n'etait même pas figée une semaine avant le 1er
tour" est vrai ou plutôt vérifiable. Dans tous les
cas, je me pose les questions suivantes :
- est-ce que les gens qui ont effectue des décomptes ont la liste
des électeurs pour chaque bureau de vote ?
- est-ce que ces équipes ont eu le nombre exact de bureau de
vote lorsqu'ils ont commence a effectuer leur décompte?
- est-ce que chaque équipe avait quelqu'un dans chaque bureau
de vote pour assister au dépouillement des votes, et remonter
les info sur chaque dépouillement ?
- et si le nombre, la liste des électeurs, et l'endroit exact
de chaque bureau de vote n'ont pas été fixes ou arrêtés
assez tôt, qui pourrait effectuer un vrai décompte, ou
plutôt un décompte très proche de la réalité
?
- Alors si dans ces derniers bureaux de votes que l'on vient d'ajouter,
on ne sait ou d'ailleurs, on avait bourre des bulletins, puisque la
liste des électeurs non plus n'étant pas fixée
d'avance, pourrait avoir des résultats différents, avec
et/ou sans ces derniers bureaux de vote ?
- et même si on avait les nombres de bureaux de vote, mais que
l'autre camp ne pouvait pas assister, pour une raison ou une autre,
au dépouillement, le camp présent pourrait-il faire n'importe
quoi ?
Bref, dans le nouveau décompte, je crois qu'il faut pouvoir vérifier aussi la liste des électeurs de chaque bureau de vote.
2) - sur le rôle de la France dans toutes ces histoires, lorsqu'elle
fait de l'interrogative indirecte sur : " ... la France fait de
la politique au dessus de toute moralité ... ".
J'ai déjà donne une élément de réponse
a ce type de questionnement : "Afrique, qui exploite qui ?"
de Jean Pierre OLIVIER. Avec lui, je peux dire que la France est une
ancienne puissance coloniale, mais elle est toujours une puissance neo-coloniale
aujourd'hui, en utilisant l'OUA pour faire les basse besogne. Mais elle
finance avec d'autres puissances derrières, car l'OUA a soutenu
des gens comme Eyadema, Sassoungesso, Mobutu, etc.
Pour quoi faire d'après vous ?
Pourquoi ce genre d'énergumène est-il soutenu par l'OUA,
et finance par la France ?
Aujourd'hui, le peuple français découvre ce que véhicule
réellement un certain "Le Pen", parce celui-ci rode
autour du poste suprême de la république française.
Le peuple français s'indigne devant cela, alors que Le Pen ne
fait que passer le 2eme tour de leur élection présidentielle.
D'après toi, Patricia, pourquoi les dirigeants français
n'informent-ils pas leur population que : la France, en dehors de la
France (et dans la France-Afrique, et dans le cas actuel de Madagascar)
soutient, et finance des gens qui s'assoient sur le droit de leur peuple,
et qui brandissent, instillent, et appliquent des idées de ségrégation
(pour le cas de Madagascar, le tribalisme est une forme de ségrégation)
: en tuant , en persécutant, en affamant leur population ?
Pour moi, Jospin (chef du gouvernement, donc chef de Verdine, donc chef
de George Serre)et Chirac (chef de l'Etat, donc qui a dans son domaine
privilégie, la relation extérieure de la France) sont
au courant de la situation de Madagascar, donc de DR.
En plus, pour ton info, Patricia (tu le sais déjà peut-être,
mais je le redis ici, pour info) de toute façon c'est sorti a
la tele française : certains journalistes, et certains hommes
politiques ont dit que Chirac auraient eu de contact, donc des tractations
avec le Front National, au temps de Mitterrand. Chirac a nie cela en
bloc, a la télé. Mais le problème pour Chirac,
c'est que, non seulement Le Pen confirme qu'ils se sont rencontres,
toujours a la télé, mais Pasqua enfonce le clou en disant,
a la télé : "c'est vrai ! car c'est moi qui a arrange
le coup".
Et aujourd'hui, a l'heure ou nous parlons, tous les hommes politiques
français "républicains" appellent a voter Chirac,
avec la population.
Oui, Patricia ! je peux de l'affirmer : " ... la France fait de
la politique au dessus de toute moralité ... ".
Et ce sont toujours ces dirigeants qui vont héberger DR pour
fuire la Justice Internationale. J'espère que MR n'a pas negocie,
ni accepte a ce que DR puisse se soustraire a la justice de son pays,
de Madagascar (d'ailleurs c'est une des raisons pour lesquelles je n'aime
pas trop la négociation, lorsque tu représente des gens
derrière - la population malgache n'a donne aucun "blanc
seing" a MR pour négocier quoi que ce soit avec DR. Même
si d'un cote je suis de ceux qui considèrent la guerre comme
une option, que l'on peut éviter en "parlementant"
avec les challengers).
Je suis convaincu, dans le cas qui nous concerne que La population de Madagascar n'est rien pour eux (La France ne fait rien pour rien, comme tout le monde d'ailleurs, par conséquent, vous et nous, nous devrions savoir cela desormais dans n'importe quelle situation).
Alors grande question : "quelle est l'intérêt de la France, en Afrique, à Madagascar, pour ce genre de chose à l'exterieur, alors qu'à l'intérieur, ils constituent un front républicain pour éviter ce genre de personne ?
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SUJET : 2
SERGE A DIT :
" ... En reconnaissant officiellement le titre de président de la République à DR, le "gvt" de MR tombe de fait d'autant que si l'on prend la décision du tribunal administratif auprès de la cour suprême de refaire les décomptes le compteur est remis à l'avant (auto-)proclamation du 22 février 2002.
Sur le terrain les faucons donnent une interprétation partisane à ce vide qui pourrait être dangereuse. Les deux protagonistes ont intérêt à combler le vide très vite en mettant rapidement en place le gvt de transition. Ce n'est qu'un avis personnel ... "
. . . / . . .
Pour le CDE, l'Etat républicain et laïc permet de vivre " La pluralité et les différences de culture et de religions qui ne sont pas niées, mais vécues de telle façon que demeure possible un espace régi par le seul bien commun, tout en étant respectueux des particularismes des uns et des autres ". La clarification politique est à baser sur des projets de société et des valeurs partagés, et non, sur la pratique à géométrie variable qui est fonction de l'acquisition ou non de " seza ", comme c'est le cas à Madagascar.
Pour que l'état de droit puisse désormais prévaloir sur toute autre considération, il est aussi nécessaire de reconsidérer sur le fond, le mode de fonctionnement régulier des institutions et le découpage territorial hérité de la loi cadre de 1956. Un des points essentiels est aussi de retrouver l'unité, la cohésion et la mission des forces armées en dépolitisant celles-ci par son retour à la caserne, " pour la patrie ".
. . . / . . .
VOICI MON AVIS :
1) - C'est sur que présente comme cela, il y aurait un réel
vide du pouvoir. Mais de toute façon chacun a été
élu par ses électeurs pour faire quelque chose. Je ne
sais pas "pourquoi" d'ailleurs les deux protagonistes ont
été élus par leurs électeurs respectifs
: "pour quoi" faire ?
Honnêtement, je n'ai pas lu les deux programmes de ces deux personnes,
pour redresser le pays. Alors si quelqu'un peut me brosser globalement
leur programmes s'il y en a, je suis preneur.
Seulement, je souhaite que le terme "deux protagonistes" ne contienne pas une idée de "personnalisation" du problème de Magadascar autour de ces deux personnes. Car pour moi, le problème a Madagascar, c'est qu'il y a un systeme de corruption généralisée qui a été mis en place depuis 1975. Et toutes les équipes qui se sont succédées au pouvoir n'ont pas pu faire changer cela, quelque soit le programme pour lequel elles ont été élues.
D'après le peu de chose que je connais dans le domaine des organisations, lorsque l'on procède a de la re-organisation (ou encore de la ré-ingénierie des processus d'organisation), on part du fait qu'un processus d'organisation donne toujours un résultat (a un processus, un résultat - ainsi, si tu n'as pas le résultat attendu, c'est que soit la solution adoptée n'est pas la bonne, soit un ou des acteurs ont fait autre chose que prévue, là, on peut pousser au maximum les recherches, etc.). L'organisation est un enchevêtrement complexe de processus qui devrait permettre d'arriver a un certain résultat. Une entreprise, une équipe de foot, un pays est une organisation. Alors, je constate simplement, sans détour, sans état d'âme, et sans clientélisme, que depuis la colonisation, la situation des 90 à 95 % des malgaches qui vivent de la paysannerie n'ont pas beaucoup change. Par conséquent, et a cote de tout cela, je constate que : - il y a eu succession d'équipes dirigeantes (toutes ethnies confondues - je crois aussi que Serge faisait déjà partie d'une équipe qui etait déjà au pouvoir, a Madagascar, si je ne m'abuse), a la tête du pays ; - une petite partie de malgaches qui s'est enrichie : ils ont 1 a 10 villas, roulent en 4x4, ont des hôtels, des entreprises ; - mais en même temps, la caisse de l'Etat devient de plus en plus vide, l'injustice, l'insécurité, la corruption sont la règle.
Comme ce problème n'est pas un "problème de personne
aujourd'hui", mais un problème de "système".
Même si vous zigouillez l'un des "deux protagonistes",
le système resterait inchangé. Le cas de DR est trivial,
donc, pour ma part il n'y a pas d'ambiguïté sur le fait
qu'il doit partir.
Mais derrière, il fait des actions, développe des programmes,
donc des processus qui vont vers un développement généralisé
de cette corruption généralisée.
Donc, sous ces réserves, je suis d'accord avec Serge, comme quoi : il faut que MR, et son équipe, commencent a entreprendre ce pour quoi la population a vote pour lui : assainir ce système, et mettre en place un environnement sain ou la population serait au centre de tout ce que l'on fait, ce que l'on dit a Madagascar !
2) - sur " ... la géométrie variable ... ", - " l'Etat républicain " - " l'état de droit ", je suis d'accord avec lui aussi.
Mais il ne dit rien sur l'assainissement financier et économique du pays, " objet principal " (ou encore : " hozatry ny fianana ", io ilay fihinana toy ny mahazatra) de la corruption généralisée (on ne cherche pas une place juste pour le plaisir d'en avoir une - mais pour le business qui vient derrière) encore en vigueur a ce jour dans le pays. Alors que c'est en attente de sauter sur les occasions, que beaucoup de politiciens se taisent aujourd'hui - io ilay " miandry kendry tohana ", pour refaire la même chose qu'auparavant : faire de la politique pour se mettre plein les poches : " aleo amin'izay mba ihinananay ", etc.
Pour ma part, je pense qu'il faut aussi frapper fort, et vite, en même
temps que les autres facettes du problème, pour marquer autant
les esprits de ces politiciens que les esprits du public, et de la population,
comme quoi : on change de règle maintenant - c'est fini l'enrichissement
sans cause - c'est fini le " politic business ".
Il faut agir vite de façon a ne pas donner le temps a ceux qui
cherchent une éventuelle impunité locale dans ce domaine.
En outre, et enfin, si le processus, les programmes, que l'on a essayes depuis, n'ont pas abouti au résultat que l'on attendait depuis la révolution socialiste de DR : "Madagascar tsy mandohalika", alors il faut changer du "fond en comble". Il faut changer la façon de faire la politique : "faire du CRM", c'est a dire du "CITIZEN RELATIONSHIP MANAGEMENT" (ceux qui font du système d'information, connaissent ce terme CRM qui veut dire "Costumer Relationship management").
Oui, dans les évolutions des organisations (ici, en Europe, et aussi dans le monde) imposées par l'arrivée de l'internet, les "clients" ou les "consommateurs" ont la possibilité de choisir les produits et les services depuis chez eux, sans se déplacer. Donc tout le monde : industries, banques, assurances, grandes distribution, etc. se tuent pour aller vers leurs clients pour présenter ce qu'ils offrent comme produits et services. Donc je souhaite que l'on emprunte ce mouvement : "aller vers les gens, la population", pour mettre la population au centre du business, des affaires publiques et privées au sens propre du terme. D'ou cette idée de CRM : "CITIZEN RELATIONSHIP MANAGEMENT"
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SUJET - 3 :
BAOVOLA A DIT :
" ... Pour ce qui est des morts, de l'investiture,... il me semble que dans le document de Mamy Andriamasomanana, il est bien précisé que cet accord était celui prévu en février (entre autre). Ce que je crois pour avoir eu sous les yeux cet accord (il est dans le dossier de presse de la conférence que Mamy Andriamasomanana a organisée à Paris). Cela signifie que Marc Ravalomanana n'a pas changé d'idée depuis le départ. Cela signifie aussi qu'il a fallu ces morts, ces barrages pour que DR accepte les termes de l'accord...
Quand à l'absence de stratégie, je ne sais pas si elle est réelle ou non, ce que je constate par contre, c'est qu'après avoir refusé cet accord en février, Ratsiraka l'a accepté cette fois-ci. Que la stratégie ait été pensée ou pas, le fait est qu'enfin, Ratsiraka a signé. Pourquoi l'a-t-il accepté cette fois-ci ? En quoi la situation a-t-elle changée ? ..."
VOICI MON AVIS :
1) - Dans le premier paragraphe Baovola ne fait que prouver que : "une
guerre n'est qu'une option dans une stratégie", comme je
l'ai deja dit sur ce forum. En général, les protagonistes
se rendent compte que l'on a négligée cette option des
le début. Essayez de réfléchir, un peu, mais bien
réfléchir a tous les foyers de conflit qui se traduisent
en guerre, aujourd'hui dans le monde, vous verrez qu'a un moment donne
on a manque de se poser la question suivante : "et si on parlementait
?"
Oui, c'est vraiment dommage de penser après coup qu'il a fallu
des morts pour que l'on y pense. C'est cela aussi, peut-être,
l'homme d'aujourd'hui.
2) - Je parle sous réserve du fait que je suis loin du pays,
donc j'accepte toutes les critiques que l'on peut adresser à
cette position. Mais je persiste et signe que : "l'on ne fait jamais
rien, pour rien dans la vie". Alors comment comprendre certain
comportement de la part de certains. J'ai déjà donne aussi
certains éléments de réponses a ce genre de situation
: c'est l'information, ou au moins ce qui pourrait etre de l'information
pour un DR. Ici, je suppute, donc je le précise : si j'etais
DR, sachant que je mène un combat d'arrière garde, et
je joue ma dernière cartouche, et que si l'on porte une porte
de sortie, avec a la clé "une immunité internationale",
qu'est-ce que je ferais ?
Le problème avec DR, c'est qu'il ment lorsqu'il dit la vérité,
et il dit la vérité lorsqu'il ment. Peut-Être, a-t-il
une origine crétoise : là il utilise beaucoup du crétois.
Une possibilité est donc de comprendre son signifiant, lorsqu'il
est acculé comme il a été, et comme il est : il
a déclenché une guerre tribale (sachant que des Malgaches
sont très sensibles sur ce sujet dans toutes les ethnies), alors
qu'il ne savait pas du tout ce que pouvait faire une population en furie,
affamée - je pense a la population de Fianarantsoa. Je suppose
aussi qu'a l'école de guerre, ou nos généraux ont
fait leur école de guerre, ce feu général Andrianaivo,
on n'a jamais appris qu'une population en furie peut aussi déjouer
une stratégie militaire.
La situation des Malgaches n'ont pas change, mais celle de DR, si. La France, parait-il, lui a assure une impunité internationale, en -dessous de la table de négociation. Mais je suppose de la population malgache n'a jamais pensé lui accorder une telle impunité devant la justice nationale.
De la part de : Lysnorine ( mise on-line le 25/04/02)
Observations sur les propos du Malien Adama Guindo, représentant du PNUD à Madagascar et coordonnateur résident du système des Nations Unies :
M. Adama Guindo, représentant du PNUD à Madagascar et
coordonnateur résident du système des Nations Unies a
fait les déclarations erronées,
rapportées ci-après, dans un interview paru dans le journal
sénégalais «Le Soleil » daté du lundi
22 Avril 2002, pour justifier, semble-t-il, le refus persistant de Ratsiraka
et de la communauté internationale de procéder à
une confrontation des pvs électoraux :
« Aucun délégué de parti présent
dans le bureau de vote ne reçoit de procès verbal authentique,
certifié par le président du bureau de vote. Alors que
c'est le contraire qui se fait dans un pays démocratique. Dans
ce cadre du code électoral malgache, les originaux sont réservés
exclusivement à l'administration. Aucun délégué
ne reçoit copie de ces dits PV. On est tenu de recopier à
la main ce qu'ils pensent être les résultats. Vous imaginez
la conséquence. C'est ce qui a constitué, à mon
avis, une des causes du dysfonctionnement du système. Tout de
suite après le vote, les candidats ont commencé à
s'accuser les uns des autres de tricheries, de manipulations. Lorsque
Marc Ravalomanana a demandé le décompte, il était
difficile de le faire, dans la mesure où des délégués
n'ont que des copies et non des originaux. Que peut-on donc comparer
? »
[http://fr.allafrica.com/stories/200204220327.html]
Il est souhaitable que les juristes malgaches apportent un démenti
à cette lecture incorrecte du code électoral. Il n’y
a pas de pvs originaux et de copies de pvs originaux ! TOUS les pvs
des ayants-droits sont AUTHENTIQUES et revêtus des mêmes
signatures originales ! Aussi le Peuple Malgache devrait-il réclamer
sans tarder le rappel de ce genre de diplomates par ailleurs parasites
! En effet, le montant des sommes effectivement affectées aux
projets du PNUD et d’autres organismes similaires à Madagascar
est-ne l’oublions-pas- dérisoire et leur utilité
laisse beaucoup à désirer. On peut lire dans « LA
DECLARATION DE MISSION DES NATIONS UNIES A MADAGASCAR » que «
Madagascar a fait partie des 18 pays-pilotes choisis pour tester l ’approche
UNDAF, qui prévoit l’utilisation par le Système
des Nations Unies d ’une somme de 114
Millions USD (570 milliards de FMG) pour la période 1999-2003
dans la Grande Ile. »[ http://www.mg.undp.org/].
Aux fins de comparaison à l’usage de ceux qui n’ont
qu’une notion floue de l’importance des chiffres, signalons
que ces US$ 114 million répartis
sur 4 ans équivalent à un peu plus du double de la valeur
d’une seule pièce d’émeraude frauduleusement
exportée de Madagascar vers la
Thaïlande en 1976 , estimée à US$ 50 million !! [cf.
http://web.singnet.com.sg/~twells/news023.htm, « Enough to turn
you green with envy”, Straits Times, Singapour ]
A] extrait de Midi Madagasikara du samedi 5 Janvier 2002
....La demande de confrontation des procès-verbaux n'est pas
un caprice. Les preuves sortent des tableaux d'affichage de la Coupole
elle-même. Le 17 décembre 2001, soit au lendemain du scrutin,
le nombre total des bureaux de vote était de 14910. Le 22 décembre
2001, le journal officiel
a sorti le chiffre définitif de 16510 bureaux de vote pour 6
358 784 électeurs. Soit un gain de 1600 bureaux de vote fictifs.
Ce qui représente 608300 électeurs de plus à raison
de 385 inscrits en moyenne par BV. Entre ces deux dates, le nombre des
BV a oscillé sans explication. Au profit du candidat du pouvoir
et au grand dam de Marc Ravalomanana lequel a vu son score glisser de
61% jusqu'à 46%. Il va de soi que les procès-verbaux issus
de ces bureaux de vote fictifs n'ont été ni signés
ni contre-signés par les délégués des autres
candidats là où ils étaient présents. Bref,
les Crmv ayant cautionné ces BV demeurent également fictives.
Les fraudes étant plutéiformes, les observateurs et les
autres candidats découvrent petit à petit les mécanismes
par lesquels elles ont été organisées. Ainsi, dans
certains endroits du fameux "pays profond" ou la campagne,
les abstentionnistes ont pu néanmoins voter contre leur gré.
Leur vote a été systématiquement dirigé
en faveur du candidat du pouvoir. Un autre subterfuge consista à
diviser par deux, voire par trois, le score de Marc Ravalomanana et
d'arranger soit à la hausse soit à la baisse ceux des
outsiders en fonction de l'objectif visé. D'innombrables magies
ont opéré leur ruse lors de ce scrutin. Elle seront mises
à jour au fur et à mesure que les procès-verbaux
des candidats et des observateurs arriveront à Antananarivo pour
examen. Dans ces conditions, il s'avère difficile d'accorder
un crédit quelconque au verdict de la Hcc, puisqu'il sera basé
sur les PV issus de ces bureaux de vote fictifs. Et s'ils ne l'étaient
pas, le pouvoir devra le démontrer par la confrontation des PV."...
B] Enough to turn you green with envy STRAITS TIMES http://web.singnet.com.sg/~twells/news023.htm
THAILAND - Gemologist Christian Dunaigre and sales agent Jeffery Bergman
smile when holding the world's largest known cluster of emeralds worth
an estimated US$50 million (S$71 million). The cluster of 127 medium
green emeralds, weighing 380,000 carats, was extracted by Bangkok gemologists
from what was thought by its owner to be a large black rock. The unidentified
owner of the cluster, who found the rock while mining
in Madagascar five years ago, had thought it might be special but had
no idea that it would be so valuable until an initial cleaning by gemologists
revealed its splendor. Mr. Bergman said he expected the emeralds to
be bought by a private collector or a museum. The cluster had been certified
by the Asian Institute if Gemological Sciences and is now on display
at the Mid-east Watch and Jewellery Fair in Sharjah in the United Arab
Emirates.
Lysnorine.
De la part de Soromilanja :
1- "Commentaire sur les événements de Fianarantsoa
de ces derniers jours" (mise on-line : 16/04/02)
2- "Quelles stratégies pour sortir de la situation actuelle
???" (mise on-line : 17/04/02)
2- "Quelles stratégies pour sortir de la situation actuelle ???"
Beaucoup d'entre nous se posent des questions : " que faire devant un adversaire comme Ratsiraka ? "
" Quelles stratégies pour sortir de la situation actuelle ? ? ? "
Je ne suis pas spécialiste de stratégie, mais simplement
passionné de stratégie. Alors mille excuses d'avance,
si je peux choquer un ou les spécialistes en la matière,
par ce que je dis dans ce qui suit ! Ce n'est pas une liste exhaustive,
mais juste des éléments permettant de nous aider dans
la réflexion.
Alors complétez moi, et au besoin, corrigez-moi si je dis n'importe
quoi ! Je compte sur vous.
D'abord, c'est quoi la stratégie ?
Pour moi, la stratégie est basée sur l'arbitrage (ou évaluation)
entre l'opportunité de gain, et les risques de pertes que l'on
souhaite tirer (ou obtenir) d'une situation donnée, dans une
association (alliance - coalition) donnée, selon (ou par rapport
à) ce que vous avez déjà en possession.
(pour ceux s'intéressent vraiment à la stratégie,
je peux conseiller, entre autres choses, 2 ouvrages simples à
lire : des ouvrages qui parlent de l'analyse stratégique , exemple
: Philippe Bernoux " Sociologie des Organisations ", et/ou
Michel Crozier et Erahrd Friedberg " L'acteur et le Système
" - Collection Points - Edition Seuil : 50à 60 f à
la FNAC - rayon sociologie ).
Donc, au minimum, il déjà savoir :
- ce que vous avez en votre possession (avoir ou assets) ;
- ce que vous souhaitez obtenir ou défendre (objectifs ou goals
ou ends) ;
- ce que vous pourriez mettre en jeu pour obtenir ce que vous souhaitez
(moyens ou means);
- ce que vous n'accepteriez pas de mettre en jeu pour avoir ce que vous
souhaiteriez (contraintes) ;
- ce que vous avez comme environnement, partenaires ou protagonistes,
informations, technologies disponibles, etc. ;
=> Répondre à chacun des points précédents.
Quelques trucs déjà utilisés :
L'information est un moyen très efficace dans un domaine très complexe qu'est la stratégie :
Exemple, en 1 ou 2 semaine de tapage et battage médiatique, au niveau international, sur l'empire de l'ex-Union Soviétique, dans les derniers instants de Gorbatchev, ont suffi à faire tomber le régime totalitaire, qui mettait toute une population dans l'ignorance totale de la gestion de leur pays, qui datait depuis la révolution bolchevik de 1917 (70 ans de dictature).
=> Je crois qu'il faut utiliser l'information pour démystifier
tout ce que Ratsiraka a fait depuis (de préférence avec
des preuves ou des références vérifiables, si l'on
souhaite toucher le niveau extérieur). Surtout, si la situation
ou le fait est trivial.
=> exemple :
- On aurait pu et du publier les vrais résultats du 1e tour issus
des deux décomptes ;
- On aurait du demander au juge de la HCC, qui voulait sortir les vrais
résultats qui sont arrivés à la HCC, de confirmer
ce qu'il a dit sur les vrais résultats, et sur les ordres qu'ils
ont reçus du gouvernement pour sortir un résultat conduisant
à un 2è tour ;
- On aurait du demander à Lila Ratsifandriamanana (maintenant
qu'elle voit vraiment avec qui elle a collaboré), ou à
l'un des membres de son cabinet, si vraiment le gouvernement a donné
un ordre à la HCC de sortir un résultat conduisant au
2è tour ;
=> Ce sont des vrais " missiles sol - sol " contre Ratsiraka, si l'on publie ces informations confirmées. Toute la façade du " Fanfaronnade " de Ratsiraka devant le monde extérieur tomberait toute seule, si on publie la vérité sur ces éléments.
La désinformation en est une autre (pour cacher quelques une de ses cartes, discréditer l'adversaire) :
L'exemple ci-dessus vaut aussi et surtout pour expliquer l'effet de
la désinformation.
Ratsiraka a utilisé cela pendant 20/25 ans, et continue de l'utiliser,
pour mâter la population, pour étouffer aussi ceux qui
ont collaboré avec lui (ses tandàpa), et se faire bien
voir de l'extérieur : exemple, il est arrivé à
faire dire par l'AFP, dans chaque dépêche de cette dernière,
que Ra8 " s'est auto-proclamé ". L'AFP ne dit jamais
que une grande partie de la population l'a porté au pouvoir.
=> on peut aussi utiliser la désinformation pour envoyer des leurres, ou pour semer la panique chez l'adversaire.
Utiliser la forces de l'adversaire est aussi un moyen efficace :
les asiatiques pratiquent beaucoup cela : par exemple, ceux qui font
de l'aïkido le savent que cet art est basé sur " l'utilisation
de la force de l'adversaire pour le démolir ".
Les " Ntaolo Malagasy " ont utilisé aussi cela, car
nous avons une ou des expressions qui disent que : " singam-bolo
mandavo ny vositra " ; ou encore " avelao ho fatin'ny heriny
", etc. Je suppose que ces métaphores ont été
tirées de cas de stratégie réelles
=> on voit déjà un commencement de cette stratégie
(volontaire ou par la force des choses) aujourd'hui à Madagascar.
Ratsiraka commence à apparaître sous son vrai visage, à
force d'avoir une population qui lui tient la tête haute en face,
commence à " dérailler " avec les blocages qu'il
a mis en place, l'incitation à la haine tribaliste, et la répression
et l'assassinat de ses opposants et des ses partisans qui commencent
à balancer.
Aujourd'hui, vous constatez avec moi que ni les enfants de Ratsiraka,
ni ceux de Tantely ne sont pas dans les contingents qu'ils envoient
au charbon (cas des fusillade de Fianarantsoa).
=> La première preuve en est les premières réactions
de l'Union Européenne.
Le silence est aussi un moyen efficace :
C'est classique ! En plus c'est déroutant !
Cela veut dire que le silence peut vouloir dire :
- Que l'on accepte une situation (qui ne dit mot consent) ;
- Que l'on est dans une position d'attente : ni gain, ni perte, donc
on accepte la situation présente, en vue d'être actif ou
défensif dans l'étape suivante ;
- Que l'on souhaite tromper l'ennemi : annoncer un chose, mais faire
réellement le contraire, et en silence ;
- Que l'on adopte la position du parasite, de l'opportuniste (ou encore
le " miandry kendry tohana ") ;
=> Mais il y a un gros incovénient. Les 'Ntalolo Malagasy disnet aussi que " tsy misy lehibe ohatry ny vato, fa rehefa tsy miteny dia angeren'ny vorona ", en globalement : " il n'y aurait pas plus gros qu'un rocher, mais si tu ne parles pas, même les petits oiseaux te crotteraient dessus ".
L'action est aussi une information :
Au commencement était le verbe ! Ce n'est pas moi qui l'ai inventé.
Un verbe utilisé dans une phrase est une action du sujet. Même
un verbe d'état traduit l'action de décrire l'état
en question. Ainsi à la question de savoir qui est née
avant l'autre (comme la métaphore de la poule et de l'œuf),
nous avons là, une réponse. C'est l'action qui crée
l'information ensuite.
Mais une information n'est vraiment de l'information que :
ü si elle vraiment nouvelle, apporte quelque chose de nouveau par
rapport au statu quo ante;
ü ensuite, il faut qu'elle corresponde à un réponse
à une question, ou même à un début de résolution
d'un problème pour quelqu'un (sinon c'est du " very maina
toy ny rano an-damosina kanakana ") ;
Ne rien faire, Tenir, et faire pourrir la situation :
Ce que nous appelons les " lazon'ady ", ou encore "
guerre d'usure ".
Ratsiraka utilise aussi cette option, en combinaison avec d'autres.
Utiliser la force et la terreur est aussi une stratégie : la
stratégie des Mongols !
Au temps des croisades (j'ai appris il y a très peu de temps
qu'il y a eu 8 croisades successives entre le 10 et 12 è siècle),
les Mongols ont connu aussi un " expansionnime " exacerbé.
Lorsqu'ils voulaient envahir une cité, ils entraient dans la
ville en masse, en demandant à tout le monde de se rendre, et
de déposer les richesse à un endroit déterminé,
en précisant : de toute façon ceux qui refusent seront
massacrés. Ils se retirent. Ensuite ils reviennent pour récupérer
le butin, et massacrer par la même occasion les rebelles.
C'est une stratégie du " ramatahora ", ou encore du
type " miparitàha fa hitifitra izahay ", et du "
rouleau compresseur " réuni.
=> Là, on annonce la couleur que l'on va venir avec les grands sabots, et pulvériser sur tout le passage.
La stratégie des Menteurs " Poker menteur " :
Il y a un terme célèbre qui recouvre un peu cette stratégie,
et instille en conséquence l'attitude à adopter : c'est
le " Paradoxe du Crétois ". En effet, on dit que "
tous les Crétois sont des menteurs ".
Alors à quel moment ce gens-là disent la vérité,
et é quel moment ils mentent ?
D'après ce paradoxe, lorsqu'ils disent la vérité
: ils mentent, et lorsqu'ils mentent : ils disent la vérité
!
C'est peut-être pour cela que les " Ntaolo Malagasy "
disaient : " aleo mifanena amin'ny mpamosavy toa izay mifanena
amin'ny mpandainga ".
Je ne sais si Ratsiraka a une origine crétoises, ou il connaît
aussi ce paradoxe, mais je crois il en use pas mal : pour faire de la
désinfrmation à tout instant. En tout cas, les "
Ntaolo Malagasy " ne souhaiteraient pas nécessairement rencontrer
une personne comme lui qui ment comme il respire : juste pour défendre
son business, même s'il faut sacrifier le pays, et la population
avec (et cela, que tu aies voté pour ou non).
Etc. . . .
Quelles conditions pour réussir une alliance ?
Voici quelques éléments de réponse !
Un des premiers principes, c'est le " rien pour rien ".
Dans la nature : rien n'est fait pour rien. Par ricochet, et par nature
l'homme ne fait rien pour rien.
Les juristes par de " pas d'intérêt, pas d'action
". Même les enfants ne font jamais rien sans rien : exemple,
un enfants qui pleure, le fait toujours pour quelque chose.
Comprendre, et accepter que l'on ne pourrait réussir sans une
alliance.
Ceci traduit le principe de l'interdépendance : pour atteindre
l'objectif, ou le " dependum ", le " dependee "
ne peut réussir sans le " depender " de qui il dépend,
et vis versa, et/ou mutuellement. Cela veut dire que pour atteindre
un but commun, des moyens communs doivent être réunis.
Mais les intérêts de départ, ni les intérêts
finaux ne sont pas nécessairement les mêmes.
Seul l'intérêt pour l'obtention du résultat d'une
étape (ou plus) est partagée.
Ensuite, il y a le principe d'interaction.
Normalement dans un système où il y a l'homme comme acteur,
c'est à dire un système complexe (où tout n'est
pas connu d'avance, il n'y a pas de déterminisme), et au niveau
de l'analyse systémique, l'interaction est supposée automatique
entre les acteurs. C'est une hypothèse très optimiste.
Car un acteur peut cesser l'interaction dès qu'il a atteint un
de ses buts, où dès qu'il se sent flouer dans la coalition.
Comme nous venons de le dire ci-dessus : " . . . les intérêts
de départ, ni les intérêts finaux ne sont pas nécessairement
les mêmes . . . ".
=> interdépendance et interaction constituent ce les spécialistes appellent : " champ d'action commun ", où les acteurs acceptent de structurer, de construire le problème qu'ils vont essayer de résoudre (" finding problem, solving problem "). Il n'y a pas de solutions pré-définies, il n'y a pas de déterminisme : il y a plutôt " contingence ", ou encore " tout peut arriver ", car " tout n'est pas connu d'avance ".
Enfin, il y a aussi le fait que l'on n'avoue jamais les buts cachés
ou les " soft goal ", par définition. Et vous pourriez
être motivés par ces " soft goal " pour une coalition,
même si vous ne le dites pas aux autres. Vous pourriez aussi arrêter
l'interaction dès que l'on touche à votre " soft
goal ".
Même les enfants ne disent pas leur " soft goal ", lorsqu'ils
vous disent : " parce que . . . "
Voilà ce que je peux dire ! Le sujet est très complexe,
alors je laisse à chacun le soin de continuer la réflexion.
Excusez-moi s'il y a des miettes qui tombent, car, encore une fois je vous le précise, je ne suis pas spécialiste, mais seulement passionné de stratégie.
RANAKANDRIANTSOA Soromilanja

