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ARCHIVES ANALYSE : JUIN 2002

De la part de Pitik'afo (le 16/06/02) : "L'arbre qui cache la fôret."

L'ARBRE QUI CACHE LA FORET

La démocratie malgache a gagné une bataille : les ratsirakistes sont en déroute et leur capitaine (de frégate déguisé en amiral) semble avoir quitté le bateau avant l'équipage.

Le peuple mérite pleinement de manifester sa joie et sa satisfaction car c'est grâce à son soutien et à sa fermeté que le président qu'il a élu semble avoir gardé le cap face à une communauté internationale qui ne cesse de piétiner la souveraineté nationale, et que Ratsiraka n'a pas pu aller jusqu'au bout de sa folie meurtrière.

Mais une bataille gagnée ne fait pas la victoire finale. Ratsiraka a pu se maintenir pendant 25 ans parce que la France l'a soutenu avec l'appui de ses homologues de la communauté africaine francophone. Ces derniers ne se maintiennent eux-mêmes au pouvoir qu'avec l'aide de la toujours mère-patrie. Ils ne sont au service ni de leurs peuples ni de leurs pays respectifs, ils servent les intérêts de l'ancien colonisateur qui leur a accordé leurs « indépendances » pour mieux les maintenir sous sa coupe au travers de la Communauté française d'abord, puis de la Francophonie.

Les bons serviteurs sont ceux qui maintiennent la « stabilité » nécessaire au fonctionnement du système d'exploitation de leurs pays. Lorsque cette stabilité est menacée, tous les moyens sont bons pour la maintenir : fraude électorale, menace de suspendre la soi-disant aide internationale, soutien occulte financier et militaire, changement de personnel.

La déstabilisation est souvent due à l'usure de ces marionnettes trop longtemps restées en place, ce qui est le cas pour Ratsiraka, elle résulte parfois de l'incapacité ou de l'indocilité des serviteurs, ce qui fut le cas pour Zafy. Mais la France a plus d'une corde à son arc et remplace les valets inefficaces par ceux qui se bousculent au portillon pour s'enrichir personnellement, après les avoir bien dressés.

A Madagascar, en cette année 2002, le peuple malgache a pris les devants et fait une démonstration magistrale de sa force et de sa détermination. Malgré les actes terroristes du clan Ratsiraka, malgré le refus de la France et de la communauté internationale de reconnaître son choix, malgré les tentatives de diktat de l'OUA, le peuple a tenu bon, donnant à Ravalomanana les moyens de ne pas céder à Dakar II.

Cette première victoire populaire menace de gagner les autres pays de la France-Afrique en faisant tâche d'huile et risque d'ébranler la toute-puissance de la France dans ses anciennes colonies qui tournent leurs regards vers Madagascar pour suivre l'exemple.

Ne perdons pas de vue que Ratsiraka n'est que l'arbre qui cache la forêt. Derrière lui, il reste encore les Abdoulaye Wade et consorts qui cherchent à imposer un de leurs homologues[1] ; et derrière l'OUA, il y a encore et toujours la politique dominatrice des dirigeants français. Ce n'est pas l'homme Ratsiraka que la France a soutenu durant ces évènements, mais ses propres intérêts à Madagascar. Elle va continuer à les défendre avec d'autres hommes qui sont déjà passés du côté de Ravalomanana.

M. François Rivasseau, porte-parole du ministère français des Affaires Etrangères n'a-t-il pas déclaré : « Une décision africaine est maintenant urgente. (.) Nous voulons une solution pacifique et politique, une solution africaine, une solution rapide qui permette de mobiliser rapidement l'aide internationale[2] dont Madagascar a besoin » ?

La lutte du peuple malgache pour reconquérir sa véritable indépendance n'a fait que commencer. Elle sera longue et semée d'embûches car ses ennemis ne sont pas prêts à lâcher facilement le morceau. Pour chaque arbre abattu, un autre viendra se dresser pour cacher les vrais responsables de l'appauvrissement de notre pays. Le peuple doit en être conscient, sa vigilance et sa clairvoyance doivent être de tous les instants car la France et les grandes puissances de la mondialisation ne manquent pas de moyens et ne se privent pas de placer leurs pions parmi les nouveaux dirigeants, voire de soudoyer ou d'obliger ces derniers, par des promesses et des pressions diverses, à devenir eux-mêmes leurs pions. La « solution africaine façon Abdoulaye Wade » n'est certainement pas celle que les malgaches espèrent et sont en droit de réclamer.

Nous avons gagné une grande bataille, il nous reste à gagner encore beaucoup d'autres batailles politiques pour gagner la guerre. Car il ne faut pas se faire d'illusion : ce n'est qu'après la conquête de notre indépendance politique réelle que la souveraineté nationale pourra s'exercer dans le domaine économique pour redresser le pays avec nos propres forces et dans la direction que nous désirons. Donner la priorité au développement économique sans avoir gagné la souveraineté politique, c'est se mettre à la merci des grandes puissances qui se cachent derrière leurs aides et leurs crédits pour nous mettre à genoux.

Madagascar a aujourd'hui l'opportunité de tenir en échec la politique de domination de la France. Cela nécessite d'identifier et de déraciner arbre après arbre les éléments qui tentent de cacher la forêt de l'exploitation française et internationale.

Pitik'afo
Cercle de réflexion de malgaches à Mayotte

16 juin 2002

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[1] Et Ratsiraka se permet encore de « chercher des solutions pour Madagascar » et de s'inviter au sommet de l'OUA, comme s'il était toujours un président en exercice !

[2] Toujours cette politique de la carotte et du bâton : pas de solution convenable pour la France, pas d'aide !

De la part de Pitik'Afo (le 12/06/02) : "Fin de la crise malgache ? ."

La crise à Madagascar semble tirer à sa fin. La reconnaissance internationale est là, des grandes puissances comme les Etats-Unis et la Chine l'ont fait, ainsi que les pays scandinaves, le Japon, la Suisse aussi ; le reste du monde va suivre.

Seule petite ombre, insignifiante, l'OUA continue de bouder le nouveau président. Mais cet organisme panafricain s'est sabordé lui-même aujourd'hui pour faire place à une UA (Union Africaine), organisation apparemment moins influencée par la Françafrique.

Justement, l'attitude de cette Françafrique, ou plutôt de la France tout court, mérite que l'on s'y attarde un peu plus. Louis Henriquet, du journal « Libération » dans sa livraison du 4 juillet 2002, pose la question : mais « que s'est-il passé en une semaine ? (.). Huit jours après l'épisode de la chaise vide à la cérémonie du 42ème anniversaire de l'indépendance malgache, la France a finalement reconnu Marc Ravalomanana. (.) Les conditions posées par Paris, » à savoir « la formation d'un vrai gouvernement de réconciliation nationale ne constituent plus un obstacle à la reconnaissance (.) par l'ancienne puissance coloniale » ? Et Louis Henriquet de poursuivre : « Entre la France et Madagascar, depuis des lustres, on a toujours préféré les scènes de ménage à un divorce consommé, d'autant plus que la pension alimentaire reste très importante pour simple et fréquente incompatibilité d'humeur ».

La pension alimentaire pour cette « séparation de corps » de près de six mois s'élèverait à environ 4,7 millions d'euros offerts entre autres pour l'aménagement de la plaine d'Antananarivo, le bastion de Ravalomanana, auxquels s'ajouteront 15 millions d'euros, ce qui fera en tout 150 milliards de francs malgaches, sans compter les aides budgétaires et autres gâteries, un vrai pactole sous les tropiques. Une telle «pension alimentaire» en vaut-elle la chandelle ?

Rappelons tout de même que ces « scènes de ménage » ont coûté au peuple malgache plus de 90.000 morts en 1947, plus de 3.500 paysans assassinés dans le sud malgache en 1971, par la gendarmerie malgache certes, mais avec la logistique et l'encadrement français (accords de coopération obligent), plusieurs dizaines de morts en 1972, jusqu'au moment où la France décide de lâcher son protégé de l'époque, Tsiranana. Même chose avec son protégé Ratsiraka en 1991 et bis repetita en 2001-2002 avec en prime des dynamitages d'infrastructures publiques et six mois de crise. Le soutien implicite de la France qui n'a jamais condamné Ratsiraka pour ces actes a permis à ce dernier de jeter le pays dans le chaos.

En apparence, la France semble avoir enfin pris conscience de son « erreur » et s'est satisfaite d'un simple remaniement effectué la veille de la visite du ministre français des affaires étrangères pour reconnaître Ravalomanana. Cette apparence ne résiste pas à une analyse des faits.

Un nombre impressionnant de personnalités favorables à la France ont été intégrées au fur et à mesure dans les gouvernements successifs de Ravalomanana. Le premier ministre Jacques Sylla lui-même et quelques individus connus pour être attachés à la France ont été nommés à leurs postes sur les conseils appuyés de la hiérarchie catholique, dans l'espoir de ne pas effaroucher la France, quand Ravalomanana a constitué son premier gouvernement de 16 membres.

Après Dakar II, une fournée de ratsirakistes dits « modérés » a été incluse, dont le général Ranjeva, ancien ministre des armées de Ratsiraka, devenu ministre des affaires étrangères de Ravalomanana, élargissant le gouvernement à une trentaine de membres. Puis il a encore fallu en rajouter trois ou quatre, et à la veille de la visite de M. de Villepin, il y eu quatre ou cinq nouvelles têtes dont Horace Constant, ancien ministre de la privatisation de Ratsiraka nommé ministre de la privatisation de Ravalomanana. Au total, le gouvernement compte aujourd'hui 36 membres dont deux bons tiers sont des hommes dits « de réconciliation nationale » exigés par la France. Si ce n'est pas une victoire de la France, cela lui ressemble fort.

En contrepartie, les quatre conventions signées avec Madagascar sont une « manne » substantielle. Et comme cerise sur le gâteau, la « reconnaissance de l'ex-puissance coloniale » est enfin accordée.

Tout est-il pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ? La France reprend sa place et ses prérogatives. Mais c'est bien cette situation qui a toujours été à l'origine des « scènes de ménage » à répétition qui ont secoué le couple France-Madagascar. Un « amant » se profile cependant à l'horizon. La plus grande puissance du monde tente actuellement de contester la position dominante de la France. Les Etats Unis entrent en concurrence directe avec elle dans la coopération avec Madagascar. Qui va gagner dans cette offensive de charme ? Mais ceci est une autre histoire pour le peuple malgache.

Pitik'Afo

De la part de Soromilanja (le 12/06/02) : "Lettre à Monsieur Di Pietro, Député européen ".

Cher Monsieur DI PIETRO,

Je me permets de vous adresser ce message, pour vous demander d'aider le peuple malgache, dans la crise politique qui secoue Madagascar aujourd'hui.

J'ose vous interpeller pour vous adresser ce cri du peuple malgache, parce que non seulement vous êtes députés européen " démocrate libéral ", mais vous êtes un homme de loi, et votre expérience aussi bien que votre courage, dans toutes vos démarches (sur les " opérations mains propres "), pour faire régner la justice dans votre pays, m'incite à vous faire confiance, même si je ne vous connais pas plus que cela. Vos résultats et les échos de votre démarche ont permis de mettre de l'ordre dans l'esprit de plusieurs Italiens, européens, et tout simplement dans la tête de plusieurs peuples dans le monde.

Je suis français d'origine malgache. Je vote en France dans toutes les élections locales et européennes, depuis 1980. Alors en tant que citoyen européen aussi, je m'adresse à vous : élu d'un peuple européen (le peuple italien).

Vous avez entendu un peu, peut-être, ou sûrement, du problème que Madagascar subit actuellement, et imposé par le népotisme d'un dictateur déchu, et vomi par la population, lors de la dernière élection présidentielle. L'Europe a sorti des résolutions communes, comme quoi : " le peuple malgache devrait, en quelque sorte, se farcir encore du dictateur (depuis plus de 15 ans), et du terroriste Didier Ratsiraka (barrages pour affamer le peuple, dynamitages de ponts, incitation à la haine et guerre tribale, etc), sinon Madagascar ne peut plus avoir des aides extérieures " .

Le vote du peuple malgache doit être écrasé par la puissance néo-coloniale de la France, presque tous les médias étrangers engrossés de désinformation française et de Ratsiraka, véhiculée par l'OUA, l'UE, et l'ONU, sous prétexte qu'il faille sauver le partage du pays, en imposant : une période de transition avec deux présidents à la tête du pays, une autre élection, etc.

Voici un exemple de média qui véhicule le même type de message (on ne remonte pas vers la cause première du problème " le vote du peuple " truandé par Ratsiraka) :


Mardi 4 juin 2002, 13h04
Des affrontements entre groupes rivaux à Madagascar font 4 morts
ANTANANARIVO (Reuters) -
… / …
Madagascar se trouve dans un imbroglio politique depuis l'élection présidentielle disputée en décembre. Le mois dernier, le millionnaire Marc Ravalomanana a été déclaré vainqueur du scrutin à la suite d'un nouveau décompte des bulletins, mais son adversaire Ratsiraka, le chef de l'Etat sortant, a refusé de démissionner, accusant de partialité la juridiction chargée de statuer sur la question.
Les deux hommes revendiquent aujourd'hui le statut de président. L'île a deux gouvernements, l'armée est divisée, et l'économie a été durement atteinte par un mois de grèves, de manifestations et de barrages routiers. Des violences ont en outre fait une soixantaine de morts.
… / …
La crise a débuté à l'issue du scrutin du 16 décembre, sur lequel planait des soupçons d'irrégularités. Les premiers résultats officiels n'ont donné la majorité absolue à aucun des deux candidats, mais Ravalomanana a accusé Ratsiraka d'avoir truqué l'élection en sa faveur. Des manifestations avaient suivi pendant plusieurs mois la publication des résultats.
Les deux hommes ont ensuite accepté le principe d'un nouveau décompte des voix, lors d'un sommet à Dakar, et un tribunal a estimé que Ravalomanana avait remporté le scrutin. Ce dernier est entré en fonctions le 6 mai.
Ratsiraka est ensuite revenu sur sa promesse d'accepter les résultats, et a refusé de reconnaître son rival comme le nouveau président malgache. La communauté internationale ne soutient aucun candidat, mais a appelé à de nouvelles négociations.

Par Honoré Razafintsalama

Monsieur Di PIETRO, où voyez-vous, en Europe, un peuple qui accepterait que son vote soit négocié, ou échangé contre de l'aide financière internationale ?
Pourquoi alors, d'après vous, le peuple malgache accepterait-il cela ?
S'il vous plaît, veuillez donner une seule raison démocratique, au peuple malgache, qui permettrait à l'Union européenne (et dans son sillage la communauté Internationale) d'imposer cela à un peuple qui a déjà donné son vote pour la disparition du régime de corruption généralisé de Ratsiraka !

Si c'est la France, ou les dirigeants français, ou encore les cellules africaines de l'Elysées, et / ou de Matignon (appelés par les spécialistes de l'Afrique comme " la France-Afrique "), alors ils vous mentent, car ils ont oublié de vous dire les faits suivants qui ont juste précédé cette dernière folie de Didier Ratsiraka.

La France était bien à Madagascar, lorsque Mr Didier Ratsiraka a préparé un " Hold up électoral " en bonne et due forme, sans vouloir remonter dans toute sa période noire de marxisme léninisme, a décidé de :
· effectuer une purification administrative (même en brousse ils ont fait muter les instituteurs - en brousse, seuls les instituteurs qui représentaient un symbole de l'Etat - qui n'étaient pas de son camp politique, sous couvert du chef de circonscription scolaire, même s'il faut que ces instituteurs se séparent de leur famille) ;
· changer la constitution de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) pour être éventuellement en sa faveur en cas de vote ;
· cacher le nombre, l'endroit et la liste exacts des bureaux de votes, de façon à ce que ses challengers ne puissent pas tout savoir, ni où acheminer les bulletins de votes, ni prendre connaissance de la liste des électeurs par bureau de vote ;
· donner les commandements de l'armée aux six gouverneurs des Provinces Autonomes qui sont bien à sa solde (j'attire votre attention que 3 provinces sur 6 ont voté massivement pour le Président élu Marc Ravalomanana) ;
donner des ordres aux juges de la HCC de sortir un résultat qui l'emmène à un deuxième tour ;

Oui, mais seulement la France n'insiste pas sur tous ces faits :
· Ratsiraka a truandé l'élection ; il est battu quand - même ;
· alors c'est lui-même qui dénonce l'élection, malgré tout, en disant que c'est l'autre qui s'était " auto - proclamé " (rappelons qu'il a été proclamé Président dans le cadre de la loi, et la constitution malgache - vous pouvez vérifier auprès de nos juristes sur place que c'est vraiment légal, mais pas ici) ;
· on passe sous silence le fait que ce soit la population qui a voté, et décidé démocratiquement l'éviction de Ratsiraka ;
· et c'est seulement après qu'est arrivé ce programme de blocage de Ratsiraka.

Oui, la France n'a pas tout dit, à tout le monde, aux européens, à la communauté internationale. Elle part uniquement du fait que Marc Ravalomanana s'était " auto - proclamé ". Mais réellement ce sont plus de 51% des Malgaches qui l'ont proclamé malgré le " hold up " de Mr Ratsiraka

La France sait aussi que Madagascar a une constitution, une démocratie, des lois, une justice. La France savait et sait que " le parti politique de Didier Ratsiraka avait la majorité absolue à l'Assemblée Nationale Malgache ", et il aurait bien pu démocratiquement imposer une sorte de " cohabitation à la française " au présidant nouvellement élu. Mais " la France n'a pas opté pour cette solution ", ni pu, ni voulu imposer cette option à Didier Ratsiraka (alors qu'en France, on s'accommode bien de la cohabitation, puisque c'est le chois du peuple).
La France a conseillé à Ratsiraka (Il a eu beaucoup de conseillers, et de réseaux français) : la force, la rupture, la crise, le blocage. Aujourd'hui, la France oblige aussi la Communauté Internationale à avaliser sa vérité, sa façon de voir l'histoire du peuple malgache, le vote du peuple malgache.

Et aujourd'hui, la France oblige le peuple malgache à passer par Dakar (I, II, II, et puis quoi encore ?), pour un problème local que Didider Ratsiraka a crée tout seul, alors qu'une solution locale et démocratique existe bien dans la constitution malgache : " une élection législative ", et faire parler encore une fois le peuple par l'intermédiaire de leurs élus plus proches, c'est à dire les députés.

Enfin, une autre solution simple et moins coûteuse pour tout le monde existe aussi : c'est la solution " à la Jospin ". C'est à dire se retirer de la vie politique française, parce qu'il a été battu démocratiquement, suite au vote du peuple français.

Alors, Mr Di Pietro, je vous invite, en tant que citoyen européen et citoyen français (même si je suis d'origine malgache), à vérifier tout ce que je dis, par voie contradictoire, si vous le voulez, mais directement sur place, et ensuite de relayer la vérité du peuple malgache, de la démocratie malgache, à expliquer que ce n'est pas une " démocratie bananière ", comme la France souhaite faire comprendre sur les Républiques Africaines. Si l'on parle de république bananière, c'est qu'il y a des puissances comme la France qui veulent bien " bananer " ces républiques, leurs populations et leurs richesses.

Mais aujourd'hui, le peuple malgache a compris, cette espèce de " Néo-colonialisme du troisième millénaire ", et ne se laisserait plus faire avoir. Si d'autres pays d'Afrique ont accepté que le mécanisme développé par la France, c'est pour " laver plus blanc que blanc " des dictateurs africains, tant pis pour eux ! Et tant mieux pour le peuple malgache, car au moins le peuple malgache donnerait un exemple. Il y avait déjà une rébellion contre les français en 1947, avec des centaines de milliers de fusillés par les français (avec l'aide de tirailleurs sénégalais), mais aujourd'hui, s'il faut une lutte de libération, le peuple malgache seul déciderait de sa propre libération.

Après c'est à la communauté Internationale de l'aider ou non.

Et enfin, une grande question : " quel est l'intérêt de la France, de l'Union Européenne, de la Communauté Internationale derrière tous ces mécanismes, pour imposer un dictateur à un peuple qui a voté contre lui ? "

Je vous prie de lire les messages ci-joints, que j'ai adressés aux élus (députés et sénateurs) du peuple français en France, pour leur demander et à leurs électeurs le pourquoi de tout cela.

Comptant sur votre sagesse, et votre courage, Mr Di Pietro, je vous adresse mes remerciements anticipés, et vous prie de m'excuser d'être aussi long pour expliquer cette demande d'aide.

Sincèrement !

RANAKANDRIANTSOA Soromilanja