ARCHIVES ANALYSE : JUIN 2002 (suite)
De la part de Mazavaloha (le 28/06/02) : "Ste MARIE, FUTURE PLAQUE TOURNANTE DU TERRORISME DANS L'OCEAN INDIEN ?"
Tout comme il y a quelques mois, lorsque les bailleurs de fonds ont
exprimé leur condamnation des barrages anti-économiques
et que l'amiral a répondu en faisant exploser un pont, cette-fois
ci, il a répliqué avec le deuxième dynamitage de
pylônes électriques à la reconnaissance du nouveau
régime par les Etats Unis.
Dans sa lettre au président Ravalomanana, le président
Bush termine ainsi " Les Etats Unis expriment leur reconnaissance
à Madagascar, pour son soutien et son engagement dans la lutte
globale pour éradiquer le fléau du terrorisme international
" Cette phrase prend une signification particulière lorsque
les informations lues dans les journaux et entendues sur les radios
affirment que l'île de Ste Marie sera l'un des derniers bastions
de l'amiral Ratsiraka et du dernier carré de fidèles parmi
lesquels figure l'ancien Ministre de la Justice, Imbiky Anaclet, originaire
de Ste Marie. D'après une radio de la capitale, trois conteneurs
d'armes y ont été débarqués dont sans doute
les missiles évoqués il y a quelques jours dans la presse.
En y ajoutant la présence de mercenaires et le recrutement initié
par le gouverneur Lahady Samuel, tout semble indiquer que l'amiral et
ses hommes restent fidèles à la politique du terrorisme
face à un pouvoir légal et maintenant de plus en plus
reconnu.
Il est à prévoir que lorsque l'armée aura libéré
la ville d'Antsiranana, le colonel Coutiti rejoindra ses amis à
Toamasina, puis Ste Marie. Les troupes de l'armée nationale sont
à 30 km de la capitale du Nord. En attendant, le colonel Coutiti
laisse libre cours à sa bestialité. Après avoir
mis à feu et à sang Nosy Be et Ambanja avant de plier
armes et bagages, il est maintenant le maître ès-atrocités
à Antsiranana. C'est lui qui a fait enchaîner 80 personnes,
non originaires du Nord, aux grilles du palais du gouverneur pour servir
de bouclier humain face à l'avancé de l'armée nationale.
S'il a finalement libéré ces personnes de leurs chaînes,
c'est pour les emmener dans le camp militaire du RFI (Régiment
des Forces d'Intervention) ou croupissent maintenant 200 personnes capturées
sur les même critères ethniques. Une dizaine de prisonniers
civils ont déjà été exécutés,
dont des étudiants. Ceux qui ont échappé aux rafles
se sont réfugiés là où ils pouvaient.
A Nosy Be libéré des terroristes, les opérateurs
touristiques et hôteliers se sont réunis pour esquisser
le redressement du secteur au sortir de la crise. L'odeur du sang et
des cadavres jetés sur la plage par les hommes de Coutiti se
sont sans doute dissipés pour de nouveau laisser place au parfum
de l'ylang-ylang, mais l'image ensanglantée demandera plus de
temps à s'effacer de la mémoire des voyagistes. Et voilà
que l'île Ste Marie, autre perle du tourisme malgache, risque
de devenir un camp d'entraînement du terrorisme international
avec tout le flux d'argent non traçable qui viendra forcément
pour payer les mercenaires encadreurs et les armes. Avec 75% de malgaches
vivant en dessous du seuil de pauvreté, le recrutement sera facile.
On peut imaginer le désarroi des hôteliers qui vont voir
leurs établissements transformés en baraquements militaires
pour les besoins de l'amiral.
Lorsque le président de la France d'en haut, complément
du concept de la France d'en bas du Premier ministre Raffarin, déclare
qu'il faut " que se dessine, à brève échéance,
une solution de sortie de crise acceptable par tous " par tous
! Il faut donc entendre : y compris les terroristes et les mercenaires.
Dès lors on comprend mieux pourquoi le Falcon 900 avec des mercenaires
à bord a pu décoller sans le moindre problème de
l'aéroport militaire du Bourget. On comprend mieux pourquoi l'ambassadeur
de France a reçu comme mission une distribution de médicaments
à Antsirabe au lieu d'assister, comme tous ses pairs, au défilé
du 26 juin. D'ailleurs la distribution n'a pas pu avoir lieu car les
habitants ont manifesté leur rejet d'une telle désinvolture.
L'autre ambassadeur absent était celui d'Algérie, doyen
du corps diplomatique accrédité à Madagascar. Le
gouvernement qu'il représente à Madagascar a déjà
mis à disposition de l'amiral un avion des forces armées
algériennes pour livrer une station radio-télé
et des armes.
Le journal l'Express signale que le président Khadafi envisage
d'associer la reconnaissance du pouvoir du président Ravalomanana
avec l'acte de naissance de l'Organisation de l'Union Africaine, prévue
voir le jour à Durban le 5 juillet 2002. Ayant déjà
eu du mal à se débarrasser de l'image de commandant suprême
des terroristes qu'on lui a collée, le président lybien
n'a peut être plus envie d'être associé à
ce genre d'exercice.
" Devant ce tournant historique, il faudra bien un jour que la
Communauté Internationale choisisse entre l'avenir d'un pays
disposant de tous les ingrédients de la réussite et les
caprices d'un ex-président rejeté par son peuple pour
bilan catastrophique " Extrait de l'article " Madagascar :
Vaincre le terrorisme et recréer la prospérité
" (diffusé, à partir de madatsara.com, entre autres
sites ou forums ) cette conclusion est aujourd'hui confortée
par la reconnaissance officielle par les Etats Unis d'Amérique
du nouveau pouvoir en charge de Madagascar, dirigé par le président
Marc Ravalomanana, élu le 16 décembre 2001. D'autres vont
certainement suivre. C'est un encouragement inestimable pour le peuple
malgache, un ballon d'oxygène considérable avec le dégel
des avoirs extérieurs malgaches dans les banques américaines,
mais connaissant maintenant l'orgueil quasi pathologique de l'amiral
et l'approvisionnement en armes et finances dont il semble bénéficier,
le court terme risque de s'inscrire dans la lutte globale pour éradiquer
le fléau du terrorisme international. Gageons que de Diego Garcia,
les américains vont suivre d'un peu plus près ce qui se
trame à Ste Marie mais aussi plus au Sud, à Taolagnaro
(anciennement Fort Dauphin) où un autre abcès de fixation
terroriste est en train de se créer.
Mazavaloha
De la part de Soromilanja (le 18/06/02) : "Suggestions sur des mesures contre la corruption ."
Suggestions sur des mesures contre la corruption !
Mesdames, Messieurs du Gouvernement Malgache,
Je vous prie de m'excusez si je vous adresse ce message, juste pour vous faire part d'une petite suggestion pour la lutte anti-corruption. l'idée générale est de "mettre le peuple et le pays au centre de tout" ce que l'on fait à Madagascar. Voici quelques unes des mesures d'applications possibles :
1) - Il faudrait donner des possibilités réelles aux FOKONOLONA, ou ANDRIMASOM-POKONOLONA, via les élus ou même directement, pour demander le contrôle, et/ou de participer au contrôle de l'utilisation des biens et fonds publics, sur l'application des lois, et mesures administratives, sur l'utilisation et les résultats d'utilisation des budget dans les province, et même dans les ministères ;
2) - Il faudrait centraliser la monnaie, l'armée, et mettre en place les possibilités de recours contre les exactions et les abus des différents dirigeants (PDS, justice, police, fisc, éducation, commerciale, économique, etc.) des provinces ;
3) - Il faudrait encourager les fonctionnaires qui veulent faire des affaires à quitter la fonction publique, et à créer leur propre entreprise, pour qu'ils puissent exercer son "business" au sens propre du terme, comme tout businessman, et non plus se cacher dans la fonction publique, pour abuser le public, et le pays. L'administration est un service public et non une entreprise privée.
4) - Il faudrait vraiment libérer les attributions de marchés
publics pour chaque acteur économique de toutes les régions
puisse répondre aux appels d'offres. Il faudrait en finir avec
ces femmes/enfants de ministres, de conseillers, de députés,
de sénateurs, ou de présidents qui s'offrent tous les
marchés qu'ils veulent, au titre de prête nom de leur mari
/ père. D'ailleurs, aujourd'hui, il faudrait contrôler
toutes ces sociétés fantômes aujourd'hui, même
rétroactivement.
Zafy ALbert n'a jamais osé effectuer le "ankamoaka"
mais l'état du Trésor Malgache et la pauvreté du
pays appellent les dirigeants à rétablir toutes ces situations
d'arriérés en tout genre.
Cela (les Ankamoaka) fait partie de l'assainissement du pays que de
reverser au Trésor tous les taxes et impôts en retard,
même s'il s'agit de 5, ou de 10 ans de retard.
5) - Il faudrait re-enregistrer toutes les entreprises privées,
et para-publiques domiciliées à Madagascar, auprès
d'un nouveau Centre de Formalité des Entreprises (à l'exemple
des CFE, en France), de façon électroniquement et informatiquement,
de façon à centraliser, et à mettre à jour
toutes les données sociales, commerciales, fiscales, juridiques,
économiques, concernant les activités économiques
réelles du pays, d'une part, et d'autre part, pour récupérer
tous les arriérés d'impôts et taxes rétroactivement
pour toutes celles qui ont déjà exercé leurs activités
depuis leur création, et pouvoir contrôler toutes les recettes
fiscales à percevoir, et qui n'ont jamais été perçues.
Il faudrait prévoir le rôle des ANDRIMASOM-POKONOLONA dans
ces contrôles.
Il faudrait prévoir aussi les possibilités aux Malgaches
de la diaspora de participer à ces travaux de redressement du
pays (je suis moi-même économiste et gestionnaire de formation,
et spécialiste d'Organisation, et de Système d'Information).
Et Il y a beaucoup de Malgaches de la diaspora comme moi, qui souhaiteraient
participer, même gratuitement à la mise en place de tel
type chantier pour le pays. Ainsi le pays pourrait économiser
des frais et des honoraires très élevés (nous savons
que plus de 50% des aides extérieures partent en consulting auprès
de ces cabinets) à payer à des cabinets européens
(pour ne pas dire français). Ces Malgaches de la diaspora se
feraient le plaisir d'aider le pays de cette manière, en association
avec des spécialistes, et des jeunes Malgaches au niveau national.
C'est aussi un moyen pour cette catégorie de Malgaches de participer
au redressement du pays (et au contrôle de ce redressement) ;
Chaque société ayant un arriéré avec le
Trésor devrait étudier la mise en place d'un échéancier
pour résorber progressivement ces arriérés. Il
faudrait leur donner la possibilité de payer en ne les mettant
pas en prison, mais en les laissant travailler ;
Depuis ce centre de formalités uniques les informations seront
dispatchées dans chaque ministères intéressés
(social, finances, fiscal, économique, commercial, etc.)
6) - Il faudrait réhabiliter le droit cambiaire (chèque, et lettre de change), de façon à sécuriser les moyens de paiements, et à avoir confiance en ces moyens de paiement, pour que l'on interdise les règlement en espèce au-dessus d'un certain montant : les transactions en espèces peuvent être effectuées sans factures, donc ouvrent à toutes les possibilités de ne pas payer cette absurdité de TVA à 25% du FMI ;
7) - Il faudrait centraliser aussi les informations douanières
de façon à ce que tous les importateurs, et exportateurs
s'acquittent comme il faut de tous leurs droits : exemple, obliger les
sociétés de frets (SCAC) à déclarer dès
le départ de chaque colis (exemple depuis Paris) que tel colis
de tel type, de telle catégorie, va arriver par tel avion, par
tel bateau, etc., ainsi on pourrait vérifier dans un système
de droits prévisionnels à percevoir, et ceux qui sont
réellement perçus. Tout ceci se traite informatiquement
sans problème.
Et le gouvernement n'a pas le droit de dire que cela coûte cher
(même à titre privé, on pourrait trouver les moyens
pour cela, et encore plus si on le fait pour le pays, et dans le cadre
du programme de redressement du pays - je parle en connaissance de cause),
ni que l'on n'ait pas les ressources humaines (les spécialistes
de la diaspora pourront donner gratuitement de l'aide au pays pour cela)
pour le faire ;
8) - Il faudrait contrôler l'ensemble du patrimoine de chacun des membres du gouvernement, des conseilles en tout genre dans les cabinets ministériels, les élus nationaux, et régionaux, de façon à pouvoir contrôler l'enrichissement sans cause de ces gens sur le dos du peuple, et du pays. De cette manière, les nouveaux dirigeants diront au peuple, et à tous ceux attendent le "Kendry tohana" pour refaire la même chose qu'au temps de Ratsiraka, Tantely, Pierrot, etc. ;
9) - Ce serait même très stratégique si le président Ravalomanana lui-même acceptait de se faire contrôler en premier (d'ailleurs l'équipe du gouvernement précédent a sorti un dossier fiscal sur Ravalomanana lors des dernières campagnes électorales). Donc Ravalomanana pourrait même transformer ce dossier en missile de croisière contre ses ennemis, et ses courtisans, comme quoi : le président lui-même se fait contrôler, donc tout le monde devrait y passer. Ainsi Les copains de Ratsiraka et ses enfants ne perdront rien pour attendre : ils devront payer au peuple et au pays ce qu'ils ont pris indûment. L'amnistie est du ressort des lois Malgaches, et non du seul président, ni de l'OUA, et encore moins la France. Alors, appliquons les lois Malgaches.
Sincèrement !
RANAKANDRIANTSOA Soromilanja
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