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ARCHIVES ANALYSE : JUILLET 2002 (suite)

Deux textes reçus le 29/07/02 (de la part de Soromilanja) :

1) "Faut-il croire à un nouveau départ de l'AREMA ? ."
2) "Pour une vision réaliste du contexte malgache"

1- "Faut-il croire à un nouveau départ de l'AREMA ? ." et "Faut-il fédérer les peuples des provinces autonomes, ou des Etats fédérés qui n'existent mêmes pas - et qui n'existeraient même pas ?"

AREMA: Pour un nouveau départ
http://www.madagascar-tribune.com/sommaire/index.html
Le 12/07/2002

L'Arema modéré a tenu hier un point de presse pour évoquer la situation politique actuelle, et ce, depuis la fuite en France du fondateur du parti, Didier Ratsiraka. Aussi, Pierre Raharijaona, député libéral de l'Arema, devait s'écarter de la ligne dure de cette formation politique. " Nous, les modérés du parti, dénonçons le terrorisme déployé par certains de nos membres, et ceux qui ont commis des actes répréhensibles doivent être jugés… ", a affirmé M. Raharijaona. Proche de Pierrot Rajaonarivelo, le député a laissé entendre que l'Arema se sent soulagé par le départ de l'amiral à l'étranger ainsi que les éléments de la branche dure du parti.

En tout cas, cette Arema nouvelle version entend s'organiser afin de participer à la modernisation du pays tant sur les plans politique qu'économique. Notons que des dirigeants de l'aile radicale de l'Arema (Didier Ratsiraka, Herivelona Ramanantsoa, José Andrianoelison, Blandin Razafimanjato, Honoré Rakotomanana et les autres " exilés " vont se réunir à Paris, ce week-end.

Dominique Ramiandrisoa


Selon l'article 129 de la Constitution,

" toute tentative de sécession d'une ou de plusieurs provinces autonomes est interdite. Les auteurs de tels actes portant atteinte à l'intégrité territoriale et à l'unité nationale qui sont qualifiés de crimes contre la Nation, sont passibles de la peine maximale prévue par la Constitution ".

Pour l'ancien responsable de la Sécurité Publique, de forts soupçons pèsent sur lui comme étant un des principaux commanditaires des milices, qui ont semé la terreur dans le Faritany de Mahajanga. Selon une source indépendante, le général Boba se trouve actuellement dans l'extrême Sud du pays, à savoir Fort-Dauphin. Il a été surtout connu pour ses actes terroristes dans la province de Mahajanga.

Extrait de message transmis sur le forum : madpsrc

Date: Fri, 10 May 2002 14:49:43 +0200
Objet: [madpsrc] INFO_POLITIQUES_&_SOCIALES_DES_PROVINCES_Par_les_Clubs_Int ermedias_.10_mai_2002_

INFORMATIONS POLITIQUES ET SOCIALES DES PROVINCES
Par les Clubs Intermedias des Provinces
10 mai 2002

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TOLIARA
Pierrot Rajaonarivelo prône les Etats Fédérés à la place des Etats Indépendants. C'est ce qui ressort de la réunion qu'il a organisée hier a l'intention des élus AREMA de Toliara. C'est d'ailleurs l'esprit de Dakar II qui se profile si on se réfère toujours au SG de l'AREMA. Dans le fil de son idée, il s'agit d'organiser un forum pour la constitution des Etats Fédérés et d'organiser un referendum dans la paix civile et la réconciliation. Antananarivo a déjà étudie la question, et la proposition pourra passer sans problème. C'est la solution, conclut-il, pour que la population ne souffre plus.
Quoi qu'il en soit, Pierrot Rajaonarivelo admet aussi l'erreur du camp Ratsiraka : celle d'avoir signe Dakar I qui est une reconnaissance de l'arrêt de la Chambre administrative de la Cour Suprême et de la HCC dont le décret est sans recours. L'intervention de Pierrot Rajaonarivelo a ete très applaudie.
Par ailleurs, la lassitude et l'impatience commencent à gagner la population qui trouve que la situation ne bouge pas assez.

. . . / . . .

Ratsiraka en France : l'impunité en question

Par Joël Ralaivaohita, le 08/07/2002

Alors qu'à Madagascar, le débat tourne au tour de son éventuelle poursuite judiciaire, l'ancien président malgache a quitté la Grande Ile pour rejoindre la France.

. . . / . . .

Le gouverneur pro-Ratsiraka, Lahady Samuel, l'un des principaux artisans du blocus économique d'Antananarivo au moment fort de la crise malgache, serait réfugié à Fénérive-Est, tandis que des anciens collaborateurs de M. Ratsiraka sont retenus à l'île Maurice. L'ancien ministre de l'information, Betsimifira, lui, a été arrêté à Madagascar.

Son nouveau départ pour la France signifierait-il liberté et impunité pour l'ancien chef d'Etat, Didier Ratsiraka ?
C'est la question à laquelle tentent de répondre aujourd'hui les hommes politiques malgaches. Le conseiller du président Ravalomanana, l'opérateur économique, Rabetsitonta estime que, malgré tout, "un jugement par défaut peut toujours avoir lieu " et que " Didier Ratsiraka peut être condamné, même absent du pays."


RANAKANDRIANTSOA Soromilanja
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2- "Pour une vision réaliste du contexte malgache"

REACTION PAR RAPPORT A CET ARTICLE

Bilan post-crise - Tous les secteurs ont été touchés
http://www.lexpressmada.com/
Du 19/07/2002

Et comme l'heure est aux bilans, l'Instat (Institut national des statistiques), avec l'appui d'autres organismes tels que le Fofifa, le Programme ILO en étroite collaboration avec l'Université américaine de Cornell, a établi un bilan post-crise de différents secteurs.

En ce qui concerne la population, en général, les facteurs économiques de la crise économique a eu des effets négatifs assez conséquents sur elle. La crise a surtout emmené une diminution des revenus, une détérioration de l'état de santé et une aggravation de l'insécurité alimentaire.
Dans le domaine de la santé, l'analyse recommande - pour l'amélioration du fonctionnement sur le secteur santé - d'agir à la fois du côté de l'offre et de celui de la demande.

Au niveau de l'éducation de base, outre les perturbations du calendrier scolaire et des horaires de cours, la crise politique a eu des impacts fortement ressentis en milieu urbain pour le secteur de l'éducation de base. Les taux d'abandon et d'absentéisme ont augmenté en raison de la difficulté des parents pour subvenir aux divers frais et dépenses de scolarisation.

Les impacts de la crise sur les secteurs agricole et de l'élevage se reflètent au niveau de deux grands points : une réduction du revenu monétaire agricole au niveau des producteurs et une diminution de la main-d'œuvre agricole salariée.

Sur le plan monétaire, au vu des taux de change appliqués par les bureaux de change et par le marché informel de devises, il est réaliste de penser que le franc malgache subira une dépréciation de valeur.

Recueillis par : Ranaivo Lala Honoré

POUR UNE VISION REALISTE DU CONTEXTE MALGACHE


Okay !

Mais par où et comment casser cette spirale ? Cette boucle de crise de sous-développement ?

Tout le monde s'accorde, depuis la colonisation que 90% des Malgaches vivent de l'agriculture et de la paysannerie.
Aujourd'hui, constate que cette configuration n'a pas change du tout !

1) - Alors première question : cela voudrait-il dire que tout ce que l'on a fait depuis (1ère, deuxième, troisième, . . ., Nième république ? ) n'a rien servi du tout à améliorer cette situation ?

Ma foi ! Oui !

Je rabâche toujours le même refrain, mais je persiste et je signe que c'est une orientation conforme à notre contexte:

- la première raison est que le principal objectif, (sûrement, mais jamais "avoué" à ces 90% de Malgaches), n'a jamais été de vouloir résoudre les problèmes de ces 90% de Malgache ;

- mais, plutôt, c'est ce que nous constatons depuis : un président qui paie un hélicoptère à son fils, des enfants de président qui rançonnent des opérateurs jusqu'à 10, 15% de marchés publics et privés, des premiers ministres, des vice - premiers ministres, des ministres, des conseillers, des fonctionnaires en tous genres qui ont des entreprises, et qui régentent les différents marchés publics, via des commissions de 5 à 15% de ces marchés, des douaniers qui on 2, 3 villas et plus, des affairistes privés sans cesse enrichis à travers, et / dans tous ces mécanismes "inaccessibles", qui servent de processus "écrans fumeux, et inextricables" aux / pour les 90% des Malgaches ;

2) - Donc, question suivante :
Et si on s'adressait directement à ces 90% des Malgaches, qui vivent de l'agriculture, et de la paysannerie ?
Et si on s'ingéniait à leur faciliter l'accès aux marchés publics, et marchés privés de tous les secteurs du pays ?
Et si c'était directement dans l'Agro-alimentaire, et l'Agro-Industrie ?

3) - Propositions et suggestions :

- Je n'ai pas fait HEC, ni Harvard, mais pour moi, dans le domaine de l'agro-alimentaire, à Madagascar, il n'y a pas d'études de marché à faire. Le marché est là, présent de façon permanente, en latence depuis la colonisation : il y a 90% de Malgaches qui constituent de "la bouche à nourrir".

- Par contre, il y a des études de faisabilité à mener : Marc Ravalomanana a fait ses preuves dans ce domaine, et a montré par son expérience qu'il faut juste avoir de "jujote", du bon sens, et aller directement vers ces gens-là : et ses résultats sont là.

- Ce gars-là a montré à tous que la solution pour Madagascar ne se trouve pas nécessairement dans les grandes écoles du monde entier. Il se trouve sûrement à Madagascar, et parmi et avec les Malgaches eux-mêmes.

- Seulement, s'il y a des gens ingénieux, de part toutes ces grandes écoles du monde entier, je leur dis tout simplement : de rentrer à Madagascar, et de faire preuve de bons sens : appliquer vos savoirs, vos "savoir-faire", les techniques et les technologies que vous aviez apprises, pour :
· produire des poulets, du lait, de la viande, des oeufs, du poissons, des tissus, de la laines, etc., jusqu' à 25%, à 50% moins cher que leurs prix pratiqués aujourd'hui, pour que ces 90% des Malgaches puissent les acheter ;
· produire avec ces 90% des Malgaches, car ainsi ils seront eux-mêmes vos premiers clients et consommateurs : de cette manière vous allez créer des petits circuits économiques locaux, régionaux, et après national.

Mr Ford, le constructeur de voiture a déjà appliquer cette aproche depuis les années trente. Et cela a marché : c'était ses propres salariés qui étaient ces premiers clients. Cela, c'est de "l'économie de circuit", inspirée un peu de l'approche du fameux économiste Keynes.

Et bien, sûr ! Derrière il y a encore "l'effet multiplicateur de revenu" du même Keynes qui s'était déclenché. C'est à dire que, si chaque salarié a reçu 100 unités monétaires comme salaire, et que chacun dépensent en moyenne :
- disons la moitié dans des dépenses de bien de consommation pures et de services ;
- disons le quart en dépense de biens de production ou manufacturés ;
- disons le reste est épargnée pour "hitsinjovana ny vody andro tsy homerika" ;

De cette manière, on commence à dynamiser la vie économique, sociale, et culturelle de cette localité, de cette région, etc...

Alors mon humble avis serait de suggérer ceci :

D'ACCORD POUR LA CREATION DE REVENU, MAIS VIA DES CREATIONS D'EMPLOI
DANS DES SECTEURS OU NOUS POURRIONS METTRE LE MAXIMUM (90%) DE MALGACHES DANS LE CIRCUITS ECONOMIQUES
EXEMPLE : AGRO-ALIMENTAIRE ET AGRO-INDUSTRIES

Nous devrions d'abord "nous occuper de notre économie locale" (en nous adressant directement à ces 90% des Malgaches), bien sûr avec ces aides internationales, parce que : "rehefa voky ny kibo, mitombo ny saina" ;

"Libérons le peuple Malgache pour qu'il puisse participer au redressement, et à l'assainissement de notre pays", en leur donnant du travail, et par là : créer des revenus ;

"Casser tous les types de monopoles" qui consistent à éloigner la population de la gestion des affaires du pays (exemple : la télécommunication est trop chère à Madagascar tel que tous les apports des technologies de l'information ne pourraient pas arriver jusqu'au niveau de ces 90% des Malgaches) ;

Mettre en place de la "bonne et saine concurrence dans tous les domaines clés", pour que les technologies, et les marchés puissent être accessibles par ces 90% des Malgaches ;

Pour lutter contre la corruption, donnons la possibilité réelle à la population de participer au contrôle de tous les processus, et mécanismes relatifs aux financements publics et privés, de préférence, via des "Andrimasom-pokonolona" ; pour cela, ayons l'humilité et le courage de revoir les textes originaux du feu Ratsimandrava, lorsqu'il a sillonné le pays pour mettre en place les "ALA OLANA") ;

Bref, soyons ingénieux, pour solliciter les vrais moteurs locaux de notre redressement, et de notre développement. Sincèrement, cela ne se ferait pas sans les 90% de la population Malgaches.


Pour conclure, je citerais cette expression des gens de Fianarantsoa :

"VANA MEKA AGNAO RO TSA MIHILA,
FA LEHE MIPODY AGNAO EO RO LALAGNA"

Ou encore :

"MBOLA MAIKA HIANAO NO TSY MIVILY,
FA REHEFA MIVERINA HIANAO, EO IHANY NO LALANA".

Je voudrais dire simplement que : "rien ne se fera sans la population (les 90%)", et aussi longtemps que l'on ignore cela, alors nous serions toujours dans le même tunnel, avec les mêmes bêtises, mais on change seulement de personnes : le résultat serait le même.

Merci de m'avoir lu !

Sincèrement !

RANAKANDRIANTSOA Soromilanja